POUR UNE BONNE JOURNÉE PRISE EN COMPTE DE L’ENSEIGNEMENT REIGIEUX: Idy promet la création d’une direction généralede l’enseignement confessionnel

Le candidat de la coalition Idy2019 a décliné hier à Porokhane deux réformes sur l’éducation et le système de financement des femmes qui appauvrit plus ces dernières qu’il ne les tire de la précarité. Pour donner à l’enseignement coranique et ceux qui en sont issus une meilleure place dans les affaires publiques, Idrissa Seck promet de créer une direction de l’enseignement confessionnel. Sa caravane a fait le tour du département de Nioro, Fass Kahone, Mbirkilane, Kaffrine et Koungheul.

Le candidat de la coalition Idy2019 fait de moins en moins dans la critique contre le Président sortant. Maintenant, à chaque étape de la marche orange, il décline un axe de son programme. Il a profité hier de sa visite au Daara Mame Diarra de Porokhane pour annoncer la création d’une direction générale de l’Enseignement confessionnel au ministère de l’Education Nationale, pour permettre aux Daara de bénéficier des financements de l’Etat. Il compte accorfer plus de considération aux. Daaras et aux arabisants qui n’ont rien à envier aux autres Sénégalais formés dans l’école française. Il va mettre fin au système qui sépare les Daara de l’école française. Devant les maitres coraniques, Idrissa Seck a magnifié la formation donnée dans les Daara. «C’est dans les Daara qu’on acquiert certains comportements comme la droiture, l’équité, la justice, ces valeurs qui sont en train de disparaitre», a déclaré Idrissa seck à Porokhane. De l’avis du leader de Rewmi, le Sénégal n’a pas à aller chercher du savoir à l’étranger pour se développer. Il considère que la réorganisation du bac arabe est insuffisante pour mettre fin à la discrimination dont font l’objet les arabisants par rapport aux Sénégalais formés à l’école française. Le Daara de Porokhane associe l’enseignement coranique avec l’enseignement français et la formation professionnelle. Par ailleurs, Idrissa Seck a remis en cause le système de financement des femmes par l’Etat du Sénégal. Son souhait est de changer ce mode de financement afin de faire des femmes les leviers du développement. «Dans notre programme, il y a le volet pour le financement des femmes, car le système actuel ne fait qu’endetter ces femmes qui n’ont pas les moyens de remboursement», dit-il. La marche orange s’est poursuivie vers la frontière avec la Gambie, plus précisément à Médina Sabakh. Le cortège a sillonné les artères de la localité. Les populations, féminines notamment, n’ont pas manqué de crier leurs complaintes à la presse. Penda Diop dénonce le fait que les politiques ne viennent à Médina Sabakh que pendant les élections pour les leurrer, alors que la commune manque de tout. «Nous n’avons pas de marché et nous vendons dans des cantines en zinc. Le CEM est en abris provisoires. L’année dernière, lorsque mon fils a eu l’entrée en 6e, on m’a demandé de payer 10.000 FCFA pour la construction des abris provisoires. Nous n’avons pas de poste de santé et nous n’arrivons pas à vendre nos graines d’arachide », témoigne Penda Diop, une habitante de Médina Sabakh. Selon Idrissa Seck, les difficultés dans la zone se sont tellement accrues que le changement est devenu une urgence. Accueilli par des responsables de Bokk Gis Gis et du Pds, le leader de Rewmi a rendu hommage à ses anciens compagnons de Médina Sabakh qui l’ont encadré au Pds. Après l’étape de Médina Sabakh, la caravane a pris la direction du Ndoucoumane. Elle a fait escale dans la commune de Mabo, plus de précisément dans le le village de Darou Wonar, pour un meeting éclair organisé par Serigne Moustapha Seck. Les populations réclament l’électrification du village qui compte plus de 150 concessions, la construction d’un poste de santé, d’un collège, et le butimage de la route qui relie le village à Kaffrine et Nioro du Rip. Idrissa Seck et sa délégation sont attendus aujourd’hui à Kaffrine et Koungheul.

( Ousseynou BALDE )