COMMENTAIRE DU JOUR J-16: Quelle prouesse !!!

Abdoulaye Wade est de retour, à la mode Highlander, toujours en état de résurrection et en posture de combat. On a vécu des scènes surréalistes ce jeudi à l’occasion du retour du pape du sempiternel SOPI. Voilà un homme qu’on a éjecté par la fenêtre en 2012, et qui revient nous voir en passant par la grande porte, entouré et sublimé par les mêmes qui vociféraient contre son fils et lui, Place de l’Obélisque il y a à peine 7 ans. On exhibe un bilan quotidien à coups d’inaugurations, c’est valeureux, et en même temps, le pouvoir républicain réalise la prouesse de remettre Wade dans le jeu politique. Avec à la clé une posture de prêts au combat, comme à Rufisque, où un ministre zélé a voulu «affronter» son cortège qui avait des allures triomphales. Sacré bilan…Et pourquoi ? Pour laisser l’ancien chef de l’Etat dérouler son agenda, qui est en fait celui de Karim, lâchement blotti dans le « thiaya »de son daron de père. Il commence à nous faire suer ce gamin… Il est arrivé au Sénégal en seconde classe en 2000, il en repart en Jet Privé 12 années après, nous quitte par temps de nuit noire après un deal avec ses geôliers, et qui jusqu’à présent,ne nous jamais adressé la parole pour nous dire qu’il était candidat. Pourquoi est-ce à Abdoulaye Wade de porter la candidature de son fils ?Wade au pays, ça va swinguer, c’est sûr, et rajouter à notre impossibilité de comprendre ce qui constitue la colonne vertébrale de nos hommes politiques, d’une part, mais aussi ce qui nous symbolise le plus, l’absence de mémoire. Les hommes et les femmes qui avaient traîné Wade dans la boue il ya 7 ans sont allés l’accueillir, et c’est l’exploit de Macky Sall assurément. Et comme le pire n’est jamais sûr, voilà que le ballet obscène des hommes politiques occupe encore le devant de la scène avec l’adhésion de Malick Noël Seck à la coalition Benno Bokk Yakaar… Vous avez bien lu !!! Celui qui défiait Biggy de ses menaces et qui a fini en prison. Ecœurante politique sénégalaise,où les mêmes participent à chaque fin de tous les mandats à la curée contre le président sortant. C’est là leur seul talent.

( Jean Pierre CORREA )