PISTES RURALES, MICROFINANCE ISLAMIQUE, AUTOSUFFISANCE EN RIZ…la BID accorde plus de 61 milliards de francs

Le Sénégal et la Banque Islamique de Développement ont procédéhier à la signature de trois nouveaux accords. Ces derniers portent sur les infrastructures routières en milieu rural, l’agriculture,notamment dans la production de riz, la finance islamique et leWaqf qui a bénéficié d’une subvention. Selon le ministre de l’Economie, des Finances et du plan, Amadou Bâ, l’accompagnement de la BID pour la réalisation de ces projets s’élève à 61 milliards 151 millions de francs CFA. « Ces trois accords signés avec la Banque Islamique de Développement montrent la diversité de l’appui de cette institution financière internationale qui intervient dans tous les secteurs prioritaires de l’économie sénégalaise », a dit le ministre Amadou Bâ hier, lors de la signature deces accords, en présence du président du Groupe de la BID en Afrique au Sud du Sahara, le Docteur Bandar Hajjar.

Dans le domaine de l’Agriculture, la Banque Islamique de Développement va soutenir le Programme Régional de la Chaîne de valeur riz pour un montant de 16 milliards de francs CFA. «Ceci permettra au Sénégal de réussir son projet d’autosuffisance en riz», a dit l’ancien Directeur Général des Impôts et Domaines. Selon lui, cette somme va permettre au Sénégal de réduire drastiquement ses importations en riz tout en développant la chaîne de valeur dans la filière rizicole. Et ceci dans le but d’améliorer les rendements et d’assurer la transformation de la commercialisation de la production. Avec ce projet, le Sénégal va obtenir une production supplémentaire de 400 000 tonnes dans les régions ciblées comme Thiès, Diourbel et Kaolack. Pour le deuxième projet concernant les routes rurales, la Banque Islamique de Développement va mettre la somme de 11 milliards 151 millions de francs CFA. Ce projet pilote de technologie Probase va porter sur la réalisation de routes rurales et permettre au Sénégal de se doter d’infrastructures de transport en milieu rural de bonne qualité et de meilleure durabilité. « Ce projet permettra de renforcer les capacités du Sénégal dansl’utilisation des technologies de stabilisation des sols, de fournir un accès permanent aux services de base et aux marchés ruraux pour les populations rurales et augmenter les opportunités d’emploi dans la construction de routes », explique Amadou Bâ.

PROMISE, WAQF

Cet accompagnement se traduit également, selon le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, par un autre financement de 34 milliards de francs CFA pour la mise en œuvre du Programme de Promotion de la Micro finance Islamique au Sénégal (PROMISE). Cette structure devrait, d’après Amadou Bâ, contribuer à améliorer le revenu des bénéficiaires, notamment les jeunes et les femmes, à travers le renforcement des services financiers islamiques sur l’ensemble du territoire national. Il s’agit pour le ministre de contribuer au développement d’un cadre juridique adapté à la micro finance islamique au Sénégal et d’optimiser la qualité de l’offre de service pour ce type d’offre de financement. Le dernier accord signé hier avec la BID concerne une subvention d’un montant de 156 millions de francs destinés à la Haute Autorité du Waqf. Ce don va permettre à cette structure de financement islamique de renforcer sa capacité opérationnelle, à travers une élaboration et la miseen place de ses outils de gestion et de la capacité technique de son personnel. « Cette subvention sera également employée pour identifier des projets Waqf à réaliser et mettre en place des stratégies d’investissement pour la création et le développement du Waqf public », a dit Amadou Bâ. Pour le président du Groupe de la BID en Afrique au Sud du Sahara, Bandar Hajjar,

depuis sacréation, la Banque Islamique de Développement a accompagné le Sénégal à hauteur de 302 milliards de dollars. Il a rappelé que la structure bancaire qu’il dirige a appuyé le Sénégal dans la construction du Train Express Régional (TER) à hauteur de 300 millions d’euros. La BID fait également partie des bailleurs internationaux qui ont participé au financement du Plan Sénégal Emergent lors des deux réunions du Groupe Consultatif de Paris. En 2014, Amadou Bâ souligne que son apport s’est élevé à un milliard 100 millions de dollars et un milliard 250 millions de dollars en 2018. Selon M. Hajjar, le Sénégal fait partie des dix pays ayant bénéficié du programme d’autosuffisance en riz. Sur la micro finance, Bandar Hajjar a souligné que ce projet va créer un nombre de 50 000 micro-entreprises et 25 000 emplois. Pour Aminata Angélique Manga, ministre de l’Economie solidaire et de la Micro-finance, ces emplois vont notamment toucher les jeunes et les femmes établis en milieu rural.

( Amadou THIAM )

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