RENTREE DES COURS ET TRIBUNAUX: Macky avocat des magistrats

Président du Conseil Supérieur de la Magistrature (Csm), le chef de l’Etat a annoncé, dans son discours, lors de la rentrée solennelle des cours et tribunaux qui s’est tenue hier (mardi 8 Janvier 2019), que «le Sénégal va être doté d’un super calculateur, le plus puissant en Afrique à ce jour d’une capacité d’un pétaflan, 10 puissance 15, soit un million de milliards d’opé-rations par seconde. par ailleurs, Macky Sall a menacé de sesfoudres tous ceux formulent des «critiques fallacieuses et per-pétuelles» sur la magistrature.

 

Le Sénégal dispose désormais d’un puissant ordinateur conçu pour atteindre des performances dans la vitesse de calcul grâce à son architecture particulière et ses composantes électroniques ultra rapides. D’après le Président Macky Sall, il sera installé le 25 janvier 2019, au Centre National de Calcul Scientifique (Cncs) de Diamniadio et permet, entre autres, de réaliser des prévisions météorologiques, d’étudier le climat, de faire de la médolisation moléculaire ou de générer des simulations physiques ou financières entre autres. Il permet aussi à notre pays d’être au cœur des technologies de l’intelligence artificielle. Abordant par ailleurs le thème de cette année, le chef de l’Etat a souligné que les Nouvelles technologies de l’information et de la communication (Ntic) ont apporté à la fois confort et bouleversements importants dans nos sociétés. «L’exploitation des données personnelles présente un intérêt économique majeur pour les entreprises. En effet, ces données de masse constituent une source d’application diverse dans des domaines aussi variés que les sciences, le marketing, les transports, la santé, l’éducation. Outre les inquiétudes légitimes sur le ciblage des données collectées, la qualité de stockage et le droit à modification ou de suppression offrent des opportunités économiques, sont sources de progrès,de retombées, d’emplois, de richesses», dit-il. Toutefois, relèvele chef de l’Etat, «le traitement de données personnelles ne devait pas être exclusivement fait sous l’angle du droit, car ces données constituent aussi un enjeu économique important pour les entreprises et un enjeu sécuritaire pour les Etats». S’adressant au procureur général près la Cour Suprême, le Président Macky Sall lui concède qu’il rst de plus en plus observé dans l’espace politique sénégalais,dans les médias et les réseaux sociaux, des atteintes d’une particulière gravité à la vie privée des personnes. «De pareils faits dérogent à nos valeurs sur la décence, la famille, à notre attachement à la dignité, à la pudeur. Il faut appeler à la vigilance des populations, mais aussi à la responsabilité de ceux qui traitent des données personnelles».

«L’ETAT PRENDRA TOUTES LES MESURES QU’IMPOSE LA SITUATION POUR LA DÉFENSE DES MAGISTRATS»

Répondant au Bâtonnier de l’Ordre des avocats Me Mbaye Guèye, Macky Sall dit qu’il partage sa proposition d’ériger la protection des données personnelles endroit constitutionnel, comme le souhaitent par ailleurs beaucoup d’acteurs. Le débat est ouvert et la réforme sur les données personnelles devait être accélérée. Au sujet de l’aide juridictionnelle, le chef de l’Etat pense aussi qu’elle devait être territorialisée. Aussi, demande-t-il au Premier ministre de faire le nécessaire pour que les arriérés de 300 Millions de Fcfa de l’aide juridictionnelle soient épongés. La prochaine Loi des finances va envisager son augmentation pourque sa répartition territoriale permette l’installation de jeunes avocats dans les régions. A l’endroit du premier président de la Cour Suprême, le Président Macky Sall rappelle que la justice doit garder sa légendaire célérité. «Je dois dire une certaine distance, voire une distance certaine», indique-t-il. «En dépit des accusations fallacieuses, perpétuelles, de critiques injustifiés et des menaces au quotidien, vous consacrez toute votre énergie à l’œuvre de justice. A ce propos, j evoudrais dire très sommairement que l’Etat prendra toutes les mesures qu’impose la situation pour la défense des magistrats. Hélas,nous avons connu des épisodes douloureux que l’Etat n’entend pas laisser se reproduire sans réagir. Force restera à la loi. Personne n’a intérêt à affaiblir la justice», avertit Macky Sall.

( Hadja Diaw GAYE )