BLOCAGE DE LA CAMPAGNE ARACHIDIERE: Les OPS de Ziguinchor réclament 6 milliards à la Sonacos

Les Opérateurs privés stockeurs (Ops) du Sud sont entrés dans une colère noire contre la Sonacos. Ils  réclament à la société d’huilerie le paiement sans délai de 6 milliards de francs CFA pour qu’ils puissent payer les paysans.

La campagne arachidière est bloquée dans la zone sud, faute d’argent. Selon les opérateurs privés stockeurs, qui ont tenu un point de presse ce weekend, la Sonacos leur doit une rondelette somme de 6 milliards de francs CFA. Mais, jusqu’à présent, soutiennent-ils, elle tarde à débloquer la situation. « Nous sommes dans une inquiétude totale, parce que nous avons constaté des lenteurs dans le paiement des factures. Ce qui fait que beaucoup d’opérateurs ne peuvent pas retourner en brousse parce qu’ils ont pris les graines des paysans sans leur donner leur dû», s’inquiète le porte parole des Opérateurs privés stockeurs de la zone sud.

Porte parole des OPS, Lansana Konté soutient que « les factures ont été déposées au niveau de la direction de la Sonacos, mais depuis lors, c’est le mutisme total de la part des autorités en charge de la question».  Depuis le 10 janvier 2018, ajoute-t-il, la Sonacos a arrêté de payer les factures, une situation qui inquiète les opérateurs qui ont collecté l’arachide des paysans.  «Les autorités de la Sonacos ont fait comprendre aux opérateurs qu’ils vont rentrer dans leurs fonds, 48 heures après le déchargement de leurs camions. Mais, tel n’est pas le cas, car nous courrons toujours derrière notre argent», peste M. Konté.

Considérant que ses collègues de la zone sud sont très fatigués, M. Konté demande à la Sonacos de regler dans les plus brefs délais leur problème afin qu’ils puissent honorer leur engagement auprès des producteurs. «Depuis le 10 janvier dernier, la Sonacos n’a plus payé les opérateurs qui ont pourtant collecté des tonnes d’arachide», explique Lansana Konté qui renseigne que la société leur doit 6 milliards de francs CFA. « Plusieurs de nos collègues qui ont quitté leurs villages ne peuvent plus y retourner, car ils doivent de l’argent aux paysans. Ils passent la nuit dans les campements», indique t il avant de poursuivre : «nous courrons toujours derrière cet argent uniquement pour payer les paysans. Et, certains parmi nous,  ont reçu leurs chèques depuis le 8 janvier 2018, mais ils ne peuvent pas retirer leur argent au niveau des banques. C’est une situation particulièrement déplorable et demandons à ce que la Sonacos trouve une solution le plus rapidement possible à ce problème», a indiqué Lansana Konté, porte parole des Opérateurs privés stockeurs de la zone sud.

Lamine SAGNA )

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