UTILISATION DE L’ARENE NATIONALE: Les promoteurs exigent un cahier de charge bien défini

Il n’est pas question d’entamer la saison, sans pour autant avoir des garanties sur l’utilisation de l’Arène nationale. Lors d’une rencontre avec la presse, Pape Abdou Fall et ses camarades exigent des autorités un cahier de charge bien établi.

Alors que le démarrage de la saison de lutte était prévu pour le mois de décembre, l’utilisation de l’Arène nationale demeure encore un mystère. Pour les promoteurs, il est hors de question d’entamer la saison, sans pour autant avoir, sous les yeux, un cahier de charge bien défini. «Depuis quelques jours, on a installé le bureau du Cng. J’ai posé une question aux autorités. Comment nous allons exploiter l’Arène nationale sénégalaise ? Et jusqu’à présent, on est dans un flou total. On n’a pas un cahier de charge avec des points précis. Ce qui permettrait aux promoteurs d’investir leur argent», a déclaré Pape Abdou Fall. A la tête du Collectif des promoteurs, M. Fall estime que cette question doit être réglée, le plus rapidement possible. Et selon lui, la tutelle a un rôle majeur à y jouer. «Nous demandons à l’autorité de nous donner le cahier de charge. Elle doit le faire directement ou bien par le biais du Cng. Il faut qu’on discute de manière claire, afin que nous ayons des assurances», a expliqué Pape Abdou Fall. Des garanties à tous les niveaux Dans ses explications, le chef de file des promoteurs estime que la question concernant l’Arène nationale avait été snobée. Il considère cela comme une nébuleuse, alors qu’il fallait en débattre. R B «Cela ne nous surprend pas, car lors des assises nationales, on avait à notre disposition tous les ateliers, sauf celui du numéro 4, portant sur la gestion de l’Arène nationale. Donc, il y a un problème. Est-ce que ce mystère ne nous suit pas jusqu’à présent? Il faut que les choses soient claires. Il faut que nous ayons le minimum de garanties pour savoir à quoi nous en tenir», a indiqué Pape Abdou Fall. Après avoir installé le Comité national de gestion (Cng) de la lutte, le ministre des Sports avait invité les acteurs à prendre soin de l’infrastructure. Mais à l’heure actuelle, les promoteurs ne sont pas à ce niveau. Ils exigent des réponses à leurs interrogations. «Aujourd’hui on  nous demande d’acheter des licences pour la saison. Mais les promoteurs disent qu’ils ne peuvent pas encore le faire. On ne sait pas où organiser les combats de lutte. On est d’accord pour l’Arène nationale, mais il faut qu’on nous édifie sur les conditions d’organisation», a soutenu le patron de «Paf production». cNg : PAPe ABDOu FALL reND SON POSte Conscients de la place capitale qu’ils occupent dans la pratique de la lutte au Sénégal, les promoteurs invitent les autorités à veiller à leur sécurité. «Il y a un manque de sécurité. C’est vrai qu’à l’intérieur, il y a la sécurité. Mais c’est insuffisant. Nous voulons des garanties dans ce domaine. On ne défie pas les autorités, ni le Cng. Nous sommes les véritables bailleurs de la lutte. Nous ne faisons pas du chantage. On nous demande de payer des assurances pour garantir le stade. Mais est-ce que nous avons intérêt à donner notre argent et gâcher des choses? Cela n’a pas de sens. Il ne faut pas qu’on mette la charrue avant les bœufs», affirme Pape Abdou Fall. Pour être plus cohérent dans sa démarche, le collectif a tenu à rendre le poste que Pape Abdou Fall occupait dns le nouveau bureau du Cng. «Les promoteurs ont leur mot à dire dans la lutte sénégalaise. En ce qui concerne le poste que j’occupais au sein du bureau élargi du Cng, j’ai décidé de démissionner. On ne veut pas de ce poste, car ce n’est la place qu’on mérite», a déploré « PAF ». Pour sa part, le patron de Kandji production a plaidé pour les deux journées prévues au stade Iba Mar Diop. «Il faudrait qu’on nous donne nos deux journées du stade Iba Mar Diop. On ne cherche pas à bloquer qui que ce soit, ni à ternir l’image de quiconque», assène Kandji. Déterminés, les promoteurs comptent batailler fermes pour obtenir gain de cause. «Nous sommes prêts à perdre notre argent que nous avons déjà donnés aux lutteurs. Nous n’allons pas prendre des engagements que nous ne pourrons pas honorer », a conclu le patron de Kandji Production.

( El Hadji Abdoulaye GAYE avec Toutinfo.net  )