BUDGET 2019: 4071 MILLIARDS DE BUDGET, Les grandes lignes de la loi de finances

La Commission de l’Economie générale, des Finances, du Plan et de la Coopération économique a examiné hier les budgets des institutions. Pour ce qui est de la Lfi , les prévisions de l’année 2019, coïncidant avec la première année de mise en œuvre du PAP II du PSE, seront particulièrement marquées par la consolidation des acquis, le renforcement des programmes sociaux (PUDC, PNBSF), etc.

«Le taux de croissance du PIB réel a été revu à la baisse à 6,8% contre une prévision initiale de 7%», précise le communiqué du ministère de l’Economie des finances et du plan parvenu à notre rédaction, qui revient sur les «Grandes lignes de la loi de finance 2019 ». «Au chapitre des finances publiques, la gestion budgétaire a été caractérisée par la légère dégradation du déficit public qui est passé de 362,2 milliards (3,0% du PIB) en 2017 à 475,2 milliards (soit 3,5% du PIB) en 2018», indique la même source. «Concernant la loi de finance initiale (LFI) au titre de l’année 2019, elle a été élaborée dans un contexte global marqué, d’une part par la poursuite de la consolidation du rythme de croissance économique à la faveur des ambitieux programmes de développement économique mis en œuvre dans le cadre du P.   SE, et d’autre part par les défisbmajeurs en terme de renforcement du recouvrement des ressources internes, de rationalisation des dépenses de fonctionnement et d’amélioration de l’efficacité dans le choix des investissements», souligne le document. Lequel ajoute que les ressources du budget général sont programmées à 4071,8 milliatds contre 3774,7 milliards pour la LFR de 2018, soit un accroissement de 297,1 milliards en valeur absolue et de 7,9% en valeur relative. «Les ressources internes, qui passeraient ainsi de 2396,7 milliards à 2765,6 milliards, sont constituées essentiel- lement de recettes ordinaires hors dons pour 2657,4 milliards, de dons budgétaires à hauteur de 44,2 milliards, de recettes excep- tionnelles à hauteur de 61 milliards et de remboursement au titre des prêts pour 3 milliards», précise le document.
S’agissant des recettes ordinaires hors dons, composées des recettes fiscales (2534 milliards) et des recettes non fiscales (123,4 milliards), elles devraient ressortir globalement en hausse de 15,8% comparativement à la LFR de 2018. «Globalement, la pression fiscale est attendue à 17,3% du PIB en 2019 contre 16,0%.

4071 MILLIARDS DE BUDGET
Les prévisions de dépenses du budget général s’établissent à 4071,8 milliards pour l’année 2019, soit une augmentation de 7,9% par rapport à la LFR de 2018 (3774,7 milliards)», informe la note du ministère l’Economie. «Les dépenses ordinaires sont programmées à 2503,5 milliards en 2019 contre 2436,5 milliards dans la LFR de 2018, soit une légère progression de 2,7%», ajoute le texte. Concernant les dépenses de personnels (traitements et salaires), elles sont projetées à 743,4 milliards ; elles devraient s’accroitre de 8,8% en valeur relative par rapport à la LFR de 2018. «Le service de la dette publique est programmé à 863,2 milliards pour l’année 2019, traduisant ainsi une contraction de 2,1%, relativement à la LFR de 2018 », lit-on dans le communiqué. Selon la même source, les dépenses d’investissement de la LFI 2019 sont programmées à 1434,2 milliards contre 1226,9 milliards prévus dans la LFR de 2018, soit une hausse globale de 16,9%. Quant aux dépenses d’investissement sur ressources intérieures, elles sont prévues à 643,3 milliards, soit en baisse de 9,4%. «Le Projet de loi de finances 2019 s’inscrit dans une stratégie globale sous- tendue par trois concepts simples : redresser, relancer et redistribuer », renseigne le docu- ment, assurant que depuis 2012, les différents budgets de l’Etat expriment une vision : celle de Macky Sall, Président de la République, déclinée à partir de 2014 dans le Plan Sénégal Emergent (PSE).
RENFORCEMENT DES PROGRAMMES SOCIAUX EN 2019
«Au sujet des prévisions de l’année 2019, première année de mise en œuvre du PAP II du PSE, elle sera particulièrement marquée par la consolidation des acquis, le renforcement des programmes sociaux (PUDC, PNBSF, etc.)», annonce le communiqué du ministère de l’Economie et des finances. D’après le document, le taux de croissance du PIB réel est projeté à 6,9% en 2019 et devrait être porté par une agriculture plus perfor- mante, la poursuite du redressement de l’industrie ainsi que par le maintien du dynamisme dans les activités de services. «L’année 2018, elle, est marquée par un contexte mondial de reprise économique et laisse entrevoir sur le plan intérieur des signes de consolidation de la reprise amorcée depuis 2014, à la faveur de la mise en œuvre satisfaisante des projets et réformes inscrits dans le Plan Sénégal Emergent», lit-on.

( M.SARR avec Toutinfo.net )