LE COUD DOIT PLUS DE 6 MILLIARDS FCFA AUX RESTAURANTS

Les étudiants de la Faculté des Lettres de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) donnent un ultimatum de deux jours aux autorités du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD) pour l’ouverture des restaurants et du campus social. Selon le président de la commission sociale de la Faculté des Lettres et des Sciences humaines, Fallou Diouf, il n’y a que 5 pavillons fonctionnels. Et ceux-ci sont destinés aux logements provisoires pour les amicales. En plus de cela, tous les restaurants sont fermés. A l’en croire, les autorités du Coud avaient promis d’ouvrir le campus social le 02 novembre, ce qui n’est pas toujours le cas. Jusqu’à présent, indique le sieur Diouf, les autorités sont incapables de fixer la date d’ouverture du campus social.

Ce qui est inacceptable aux yeux des étudiants qui ont des difficultés pour s’alimenter dans les restaurants hors du campus. Ils ont bloqué les inscriptions au niveau de la Faculté jusqu’à satisfaction de leur revendication. Les autorités du Coud ne sont pas, pour le moment, dans les dispositions pour ouvrir le campus social. Selon le chef du Département de la Gestion des cités universitaires et de la vie estudiantine du Coud, Khalifa Diagne, l’ouverture du campus social constitue une question primordiale, parce que la restauration est vitale. Le fait d’ouvrir le campus sans les restaurants dans une cité qui accueille 100.000 étudiants, soutient Khalifa Diagne, fait encourir d’énormes risques. Le Coud est confronté au même problème que le Crous de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. En effet il traine une dette qui s’est accumulée pendant plusieurs années vis-à-vis des repreneurs. Ces derniers refusent d’ouvrir les restaurants tant qu’ils ne rentrent pas dans leurs fonds. A en croire Khalifa Diagne, la dette se chiffre à plus de 6 milliards Fcfa à cause du déficit du budget alloué à la restauration. Le chef du Département de la gestion des cités universitaires et de la vie estudiantine de l’Ucad renseigne que cette dette n’a rien à voir avec celle contractée auprès des hôpitaux pour la prise en charge médicale des étudiants. C’est la raison pour laquelle, Khalifa Diagne estime qu’il préfère faire face à la présente revendication des étudiants que d’ouvrir le campus sans pouvoir assurer la restauration, l’entretien des pavillons et la prise en charge médicale. Il demande aux autorités de faire un budget réaliste pour éviter les grèves cycliques dans les universités. En effet, le Coud dépense 80 millions Fcfa par mois pendant 10 mois pour la prise en charge des étudiants, d’où la nécessité d’aug menter de manière substantielle le budget. Les autorités supérieures sont saisies de la question afin de trouver une solution. Et si elles tardent à réagir, sans doute les étudiants vont paralyser l’université.

( Toutinfo.net )