CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME DE L’ONU: Le Sénégal s’oppose à la légalisation de l’homosexualité

Le ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, qui conduisait la délégation sénégalaise à Genève (Suisse), a précisé clairement que notre pays, respectueux des droits de l’homme, rejette toute idée de légalisation de l’homosexualité.
Devant le Groupe de travail de l’Examen périodique universel (Epu) du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, le Sénégal est resté intransigeant sur la question de la légalisation de l’homosexualité. Il n’entend pas légaliser l’homosexualité sur son sol. Le 5 novembre der- nier, à Genève, le Sénégal a présenté son rapport sur la situation des droits de l’homme, devant le Groupe de travail de l’Examen périodique universel (EPU) du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies. D’après un communiqué parvenu à «L’As», la délégation sénégalaise était conduite par Ismaïla Madior Fall, garde des Sceaux, ministre de la justice. «Pour le troisième passage du Sénégal, 112 délégations ont pris la parole au cours du débat interactif pour faire des recommandations ou exprimer leurs encouragements et appréciations positives sur les efforts menés par le Gouvernement du Sénégal dans plusieurs domaines relatifs tant aux droits civils et politiques que ceux économiques, sociaux et culturels. Les délégations ont salué l’engagement constant du Sénégal dans la promotion et la protection de tous les droits de l’Homme», relève le communiqué signé de l’ambassadeur Coly Seck,

représentant permanent du Sénégal auprès de l’office des Nations Unies à Genève. En outre, le texte précise que toutes les recommandations ont été formulées, dans un esprit constructif, sur plusieurs thématiques en vue d’encourager le Sénégal à poursuivre les mesures et initiatives destinées à assurer, globalement, un mieux-être pour ses populations et à relever les défis qu’il rencontre. «La présentation de notre rapport s’inscrit dans le cadre du troisième cycle de l’EPU (2017-2021), actuelle- ment en cours, dont l’objectif est d’assurer le suivi des recommandations issues de notre pas- sage lors du deuxième cycle, en octobre 2013», relève la même source.
L’EPU est un dialogue interactif de trois heures et demie au cours duquel la situation des Droits de l’Homme de chaque État membre des Nations Unies fait l’objet d’un examen.

( Toutinfo.net avec M.SARR )