SES CMPTES SAISIS: Me Ciré Clédor LY justice

En début de semaine passée, la compagnie Bancaire de l’afrique Occidentale (cbao) a fait une saisie des comptes de Me ciré clédor Ly, avocat de Khalifa Sall et Karim Wade. a en croire la robe noire, il avait bénéficié d’une amnistie fiscccale en 2010. Sur ce point, la banque et Me Ly ne parlent pas le même langage.

Pour la Cbao, l’amnistie n’était en vigueur que pour une année. Or, dans l’entendement de Me Ciré Clédor Ly, elle couvre tous les manquements antérieurs. En tout état de cause, les sommes réclamées étaient prescrites. Par conséquent, il ne doit pas payer ces sommes, estime Me Ly, joint au téléphone. «L’amnistie fiscale m’a permis d’assainir ma comp- tabilité, j’ai engagé un comptable
et je suis à jour avec le fisc depuis 2013. Donc, ils réclament des sommes qui datent de 2010 et autres, et sur ces sommes, il y avait une amnistie fiscale. Il s’agit d’une quarantaine de mil- lions de Fcfa. C’est pour cela que dès que de l’argent entre dans le compte, la banque le reverse au fisc». Me Ly précise à ce niveau, qu’avant l’amnistie, il y a eu une entente sur un montant qui a été pris sur des saisies antérieures. «Je ne peux pas dire que c’est à cause des dossiers de Khalifa Sall et Karim Wade, j’ai des dossiers plus sensibles, pourquoi ce ne serait pas ces dossiers? Je n’ai pas de problème personnel avec l’Etat. Pourquoi en cette période précise, quelles en sont les motivations ? Je ne sais pas mais si c’est à cause du travail que je fais, c’est une source de motivation qui nous fait penser que nous sommes en train de bien défendre les gens qui ont confiance en nous et de persévé- rer. Ce serait vraiment une erreur», réagit Me Ly. La Cbao révèle que ce dernier, a fait un redressement sur des biens qui appartenaient à ses enfants. «La banque avait proposé de négo- cier mais en réalité c’était un piège. Dès que le délai est passé, elle a commencé à pomper les sous. Les enfants ne pouvaient plus faire de contestation, j’ai fait des procédures en vain. Mes enfants ont été obligés de faire des moratoires. Jusqu’à présent, ils paient». Autant d’éléments qui font dire à l’avocat que la Cbao n’a pas été loyale à son endroit. «Elle n’avait pas le droit, après avoir pris une grosse somme d’argent reversée au fisc, d’agir sans m’informer. Malheureusement, le cabinet avait versé de l’argent de clients dans le compte. Pour certains, la banque a refusé de payer les chèques en circulation, rien que parce qu’elle devait prendre de grosses commissions. Cette fois encore, elle fait la même chose, alors que je leur avait dit que la saisie est irrégulière». Toujours à en croire Me Ly, la banque ne lui a pas donné le temps d’enga- ger la procédure. Cependant, il dit avoir avisé verbalement son agence, averti tous ses collabo- rateurs, puis demandé qu’on adresse une lettre de clôture définitive du compte. Parti en Guinée pour un dossier, il n’a pas pu signer la lettre. Mais dès qu’il a eu un virement, elle a pompé, soutient le conseil. «S’il n’y avait pas cet avis à un tiers détenteur (Atd : une procédure fiscale qui permet de récupérer toute somme d’argent que détient un créancier et se faire payer direc- tement), qui m’a été adressé par mail je ne serai jamais informé de ce que faisait la banque. J’étais surpris et je suis allé à l’agence leur dire que je n’avais aucun sous dans ces comptes, c’est là qu’ils m’ont montré, et que j’ai vu l’argent tiré. Je n’ai jamais reçu notification d’un titre de perception. Je leur ai dit que même si l’argent m’est restitué par le fisc, je compte les poursuivre», avertit Me Ly.

( Hadja Diaw GAYE et Toutinfo.net )

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