PARRAINAGE DE KARIM WADE: Le Pds lance sa campagne dans la cacophonie

La mauvaise organisation et le désordre, notés lors du lancement de la campagne de parrainage pour le candidat Karim Wade n’ont pas empêché les leaders du Parti démocratique sénégalais et leurs alliés à lancer le début de la campagne de collecte de parrains. Ils ont tous juré que le fils d’Abdoulaye Wade, exilé au Qatar reste leur seul candidat. une tournée nationale sera entamée, jeudi, dans le but de rencontrer les militants et d’installer des comités de collecte. Les libéraux tablent sur 200 000 signatures dans les prochains jours.


C’est dans une totale désorganisation et dans la cacophonie que le Parti Démocratique Sénégalais (PDS), a lancé sa campagne de lancement pour la collecte de parrains au profit du candidat Karim Wade. La première altercation eu lieu juste après l’arrivée de Mamadou Diop Decroix qui a vu ses accompagnants stoppés net par un des agents de la sécurité. Il s’en est suivi d’une altercation entre ce dernier et un autre gros bras qui voulait forcer le passage. Alors que tous les leaders étaient sur place, une autre altercation éclate entre Demba Dan, un fidèle du parti et du candidat Karim Wade et des agents de la sécurité. Les échanges durent presque une dizaine de minutes avec des
paroles en l’air et des empoignades sans même que les leaders installés sur le podium ne réagissent. Des cameramen et des journalistes assis de l’autre côté aussi n’ont pas été épargnés par ce désordre poussant même certains à vouloir en découdre avec des responsables libéraux. «Il faut respecter les responsables qui sont là. Ils ont tout laissé pour venir participer à cette rencontre», lance Babacar Gaye. Le responsable libéral a qualifié d’indisciplinés les fauteurs de trouble avant de demander à tous ceux qui étaient restés debout de s’asseoir ou de quitter les lieux. «Ces actes sont indignes de notre parti», crie-t-il.
200 000 SIGATURES VISÉES
A l’image des autres partis, les Libéraux vont se lancer dans la collecte de parrains. Et pour permettre à leur candidat, Karim Wade de se présenter à la prochaine présidentielle, un programme a été mis en place pour le parrainage. Et c’est le Docteur Cheikh Dieng, chargé des élections au sein du parti qui a dévoilé la démarche à suivre pour cela. Selon lui, le parti cherche à atteindre le nombre de 200 000 parrains d’ici le 4 novembre, date de clôture de la collecte des parrains. Le militant et responsable libéral dans le département de Pikine pro- met également entre un à trois millions de souteneurs étrangers au parti. Au programme des libéraux, une tournée nationale sera organisée à partir de demain, jeudi. Les camarades de Karim Wade vont sillonner toutes les régions pour installer les comités devant se charger de la collecte de parrains. Pour le Secrétaire général adjoint du parti, Oumar Sarr, seule la peur bleue de Macky Sall envers Karim Wade explique tout cet acharnement autour de la candidature de l’ancien ministre. «Nous allons lui montrer que même avec le parrainage, nous allons le battre», lance Oumar Sarr.
SABOTAGE, HUÉE…
L’ancien maire de la commune de Dagana a souligné qu’il existe un fort d’engouement autour de la candidature de leur leader. Le discours du leader du parti libéral n’a pas changé. Il a tenu presque les mêmes déclarations qu’il a l’habitude de faire dans d’autres endroits. Selon lui, Macky Sall symbolise l’échec, le recul du Sénégal, le manque d’eau, la corruption et la tricherie aux élections. Après le parrainage, le retour du fils de l’ancien président de la République Abdoulaye Wade va constituer la deuxième étape de l’agenda des Libéraux en vue de l’élection présidentielle de 2019. «Dans les prochains jours, il nous communiquera la date de son retour et nous lui dirons comment nous allons
l’accueillir», informe Oumar Sarr. Comme ses autres cama- rades de parti et membres de mouvements de soutien, il a insisté sur le fait qu’il n’existe pas de plan B pour le PDS. «Karim reste notre candidat. On ne pense même pas à son remplaçant», lance le libéral.
A six mois des élections, les militants du parti libéral croient toujours à la candidature de Karim Wade et même d’une potentielle victoire au soir du 24 février 2019 ou au deuxième tour. Pourtant, certains d’entre eux savent bien que leur candidat peut être écarté de la course.
Pour le député, Toussaint Manga, il n’y aura pas d’élection si la candidature de leur leader
est invalidée. «Je vous appelle tous à huer le candidat de Benno Bokk Yakaar, Macky Sall et à saboter sa campagne s’il écarte notre leader», lance le député libéral. Il poursuit en demandant à ces camarades de parti de casser tous les bureaux de vote du pays le jour de l’élection.
De son côté, le représentant des partis alliés, Mamadou Diop Decroix a souligné que pour battre le Président Macky Sall, il faut une bonne organisation de l’Opposition. «Nous savons tous que l’écrasante majorité des Sénégalais est contre Macky Sall, si nous nous organisons, on peut le déloger», soutient le leader d’AJ PADS.

( Amadou THIAM et Toutinfo.net )