GROSSE PANIQUE À KOLDA: Des insectes dévastent les champs

Les paysans de la région de Kolda n’oublieront pas de sitôt cette présente saison des pluies. Hormis le déficit pluviométrique, les cultures font face à l’attaque des chenilles qui ont dévasté des dizaines de champs. Face à cette situation, les techniciens agricoles et paysans lancent l’alerte et demandent des outils pour faire face aux insectes dévastateurs.

«Les chenilles sont en train d’attaquer le maïs. Elles ont commencé à faire des ravages, surtout dans le département de Kolda». C’est l’alerte du patron de l’agriculture dans la région de Kolda. Yaya Dieng invite ses supérieurs à mettre à la disposition des producteurs des produits phytosanitaires afin qu’ils puissent lutter contre ces enva- hisseurs « sinon les productions seront en baisse par rapport celles de l’année dernière», met-il en garde. Embouchant la même trompette, les paysans victimes de ces insectes ont lancé un cri de détresse à l’endroit du ministère de l’Agriculture pour l’envoi des produits phytosanitaires à Kolda, pour disent-ils, «mettre fin à l’avancée des chenilles qui dévastent tout sur leur passage».
Comble du malheur, la situation pluviométrique dans la région de Kolda est déficitaire dans certains coins du départe- ment. Selon toujours Yaya Dieng, chef du service départe- mental du développement rural, «si on se réfère aux derniers rapports du 16 août 2018, on constate un déficit de plus de six cent millimètres au niveau du poste de Kolda par rapport à l’année dernière. On a moins de deux cent treize millimètres pour le poste de Dabo et celui de Dioulacolong moins de 500mm, et à Saré Bidji moins de 514mm. En résumé, sur l’ensemble des postes à l’exception de celui de Dabo, tous les autres ont connu un déficit plu- viométrique».
Ainsi, de l’avis du technicien, ce déficit pluviométrique «risque d’avoir de graves conséquences sur l’état d’évolution des cul- tures, surtout sur de celles du riz de bas fond». «Les vallées n’étant pas remplies d’eau, les cultures de riz risquent de connaitre des difficultés. La riziculture a besoin de beaucoup d’eau surtout dans les vallées pour se développer rapidement. Mais, ce qu’on constate pour le moment, n’est pas prometteur pour la riziculture menacée par le déficit pluviométrique». M. Dieng d’ajouter que «les vallées ne sont pas remplies, mais les
paysans optimistes sont toujours en train de labourer». Pour les autres spé- culations, M. Dieng a fait savoir que « le maïs est à l’étape de la floraison, le mil est à celle de
montaison par endroits, le sor- gho à l’étape de plants avancés, et les cotonnier sont en début de floraison.

(Lamine SAGNA « L’AS » et Toutinfo.net)

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