PREPARATIFS DE L’AID EL KEBIR A SAINT LOUIS: Les prix des moutons varient entre 30.000 et 600.000 FCfa

La fête de l’Aïd El Kébir se prépare activement dans la ville de Saint-Louis. Les prix des moutons sont à la portée de toutes les bourses, si l’on se fie aux commerçants. Pour le moment, aucun cas de vol n’a été décelé dans les foirails. Cette situation est due en grande partie à leur organisation en comités de vigilance pour veiller sur leurs troupeaux.
A vingt-quatre (24) heures de la fête de la Tabaski, l’animation est notée partout notamment dans la ville de Saint-Louis. C’est la forte affluence dans les différents foirails de la vieille ville où les prix varient d’un mouton à un autre. Certains connaissant tout de même une flambée puisqu’élevés dans les maisons. Dans le foirail de la Corniche, l’ambiance est indescriptible. Ici, il y a des moutons locaux et d’autres en provenance de la République sœur de la Mauritanie. «J’étais venu uniquement faire un tour pour constater de visu la situation. J’avoue que ce que j’ai vu m’a réconforté et j’ai pu acheter deux moutons. Les prix sont vraiment intéressants», a fait savoir Mamadou Mbaye. Son camarade Saliou Diop trouve lui aussi les prix abordables. «Pour le moment, je constate que les choses se passent normalement dans le foirail de la Corniche où plusieurs moutons sont arrivés. J’ai acheté un bon mouton sans trop me fatiguer vraiment. Le marchandage n’a pas duré longtemps. J’ai casqué fort pour avoir un bon mouton. Des dispositions sont prises par les autorités en installant des lampes pour éclairer le site mais aussi pour garantir la sécurité des vendeurs et des acheteurs et surtout surveiller les ruminants», se réjouit M. Diop pour qui la présence des forces de sécurité et de défense constitue une manière de «contrôler les animaux». Cette année, aucun cas de vol n’a été déclaré jusqu’ici d’où la satisfaction des vendeurs. «Nous saluons vraiment les dis- positions prises par le Préfet de Saint Louis pour nous accompagner», a réagi Yague Sow qui estime qu’«il y a moins de mar- chandage». Dans ce foirail, une innovation de taille a été constatée cette année.

DES ÉCOLIERS DEVENUS VENDEURS DE CORDES ET LAVEURS DE MOUTONS

C est un business lucratif pour les enfants. En vacances scolaires, des jeunes âgés entre 10- 16 ans vendent les cordes. «Nous sommes là pour vendre des cordes. Nous les achetons à cinquante (50) Fcfa et les reven- dons à cent (100) Fcfa. Nous faisons de bonnes affaires quotidiennement», a révélé Alioune Fall élève en classe de 5ème au Cem Amadou Dugay Cledor Sall qui signale «d’autres jouent aussi leur partition». C’est le cas de Mamadou Ndoye. «Je trans- porte avec d’autres amis élèves
les moutons des acheteurs moyennant cent (100) ou cent- cinquante (150) Fcfa. C’est une occupation et une nouvelle expérience que nous avons ini- tiées avec l’aide de nos grands frères étudiants qui nous encadrent et veillent sur le travail», a rappelé cet élève du Cem Aby Kane Diallo. Ces enfants ne sont pas les seuls car il y a d’autres qui ont opté de laver les moutons au fleuve. «Il y a des moutons en provenance de la Mauritanie qui sont fatigués et sales. Il y a aussi d’autres achetés et qui sont sales. Nous les prenons et allons les laver au fleuve qui se trouve à quelques encablures du foirail. Nous descendons le soir avec plus de trente-cinq (35) mille Fcfa », informe-t-il. Dans les cantines, les filles dament le pion aux hommes. Elles prennent d’as- saut ces magasins bien achalandés avec les tissus en vogue bien visibles. «Les tissus sont très nombreux. Ils sont de qualité. J’aimerai en procurer mais il n’y a pas d’argent. C’est, certes, la première décade du mois, c’est le mal pour le moment. Les prix sont les mêmes, certes, mais dépendent de la qualité du tissu. Parfois, les vendeurs appuient aussi sur les connaissances. C’est ce qui les pousse parfois à diminuer les prix», a précisé Soda Diop. Dans les marchés, les commerçants signalent que le marchan- dage est long. «Il y a plus de marchandage que de vente. Certaines personnes viennent
pour demander des prix alors qu’elles n’achètent pas. C’est une perte de temps. Pour le moment, les choses se passent très bien. Beaucoup ont fini d’acheter leurs tissus. Beaucoup de marchandises sont déjà parties», renseigne une commer- çante qui dénonce les nom- breux cas de vol. «On ne peut pas contrôler tout le monde. Il y a de grandes dames qui arrivent avec des idées malintention- nées. Chaque année, malgré la vidéosurveillance et le contrôle, il y a toujours des vols dans le magasin», se désole notre interlocutrice.
LES MouToNS ENTrE 30 000 ET 600 000 F
Du côté des tailleurs, on appuie sur l’accélérateur pour respec- ter les engagements à quarante- huit heures de la Tabaski. «Je n’ai pris que les tissus que je peux coudre. Je ne veux être en mal avec mes clients. Plusieurs sont déjà venus récupérer leurs commandes», a signalé Assane Top. De toutes les manières, les veilleurs sont armés jusqu’aux dents prêts à intervenir à tout moment. S’agissant du coût des moutons, les vendeurs mettent cela sur le compte de la cherté des denrées de première nécessité, le coût du transport. Ils ont peur que les gros moutons ne trouvent pas des acquéreurs. Les prix des moutons varient entre 30.000 et 600.000 fcfa.

( Galaye SENE et Toutinfo.net )

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