DUR REQUISITOIRE DES LIBERAUX DE THIES: «il y a une fracture dangereuse entre le peuple et ceux qui sont censés rendre la justice en son nom»

La fédération urbaine de thiès du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) n’a pas été tendre avec le régime du Président Macky Sall. en assemblée générale hier, Mor Diouf et ses camarades ont relevé la fracture qui existe entre le peuple et ceux qui sont censés rendre la justice en son nom.

En assemblée générale à la permanence régionale de Thiès, la fédération urbaine du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) de Thiès a dressé un dur réquisitoire contre le pouvoir de Macky Sall. Après avoir peint un tableau plus que sombre de la situation socio-économique du pays depuis 2012 avec l’avènement du Président Macky Sall à la tête de l’Etat, Mor Diouf qui a lu la déclaration au nom de Mohamed Lamine Massaly (président de la fédération) a soutenu que l’instrument judiciaire n’a été jamais autant instrumentalisé. «Il y a actuellement au Sénégal une fracture dangereuse entre le peuple et ceux qui sont censés rendre la justice en son nom», a-t-il indiqué avant de souligner que le cas Karim Wade en constitue un exemple patent. «Mais que le pouvoir de Macky Sall se le tienne pour dit, la candidature de Karim Meissa Wade à l’élection présidentielle de février 2019 ne saurait souffrir d’aucune entrave. Et il mènera le combat politique approprié, pour réduire à néant la volonté dictatoriale du pouvoir», aver- tit-il.
Lors de cette assemblée géné- rale, Me Souleymane Ndéné Ndiaye et Cie en ont eu pour leur grade. Selon Mor Diouf, le mouvement «RAPPEL» lancé par l’ancien Premier ministre de Me Wade en l’occurrence Me Souleymane Ndéné Ndiaye rappelle «la traîtrise, la bassesse, la méchanceté, l’indignité …». Mais, dit-il, la meilleure façon de barrer définitivement la route à de telles initiatives est de faire en sorte que tous les responsables libéraux travaillent dans l’unité, afin d’élargir davantage les bases du parti. Selon Maguèye Sarr (membre du comité directeur du Pds et adjoint au maire de Thiès-Est), le dialogue entre la classe politique était marqué en 1992 par un code consensuel et c’est ce qui avait permis à Me Abdoulaye Wade d’accéder au pouvoir. A l’en croire, ce dernier a également été un gardien infa- tigable de la démocratie et c’est dans ces conditions que Macky Sall lui a succédé. Mais, «Macky Sall n’a trouvé rien de mieux à faire que de changer les règles du jeu à travers la loi sur le parrainage. Aujourd’hui, le Président Macky Sall est comme un imam qui a été choisi par les fidèles et qui, après avoir dirigé la première prière annonce que celui veut le remplacer devra décrocher au moins la signature de 1000 dignitaires de l’islam dans toute la contrée. C’est du forcing pour garder le pouvoir,
c’est de l’anti jeu banni par l’élégance, la civilisation et la dignité». La préoccupation du régime à travers cette loi, dit-il, est de guillotiner ses adversaires et d’opérer ensuite un tri pour choisir ceux qu’il va affronter le 24 février prochain. Mais c’est peine perdue, martèle Maguèye Sarr. Pour l’ex-député Anta Dièye, l’essentiel est de resserrer les rangs, d’oublier les égos et positions partisanes internes, et penser à Me Abdoulaye Wade dans tous les actes qui seront posés. D’autant que, souligne Ndiaga Diaw de l’Union des Jeunesses Travaillistes (Ujtl), le pouvoir fait tout pour se maintenir, même des étrangers sont inscrits sur les listes. «Cela signifie que le Président Macky Sall n’est pas dans les mêmes dispo- sitions qu’Abdou Diouf et Me Abdoulaye Wade qui ont reconnu leur défaite et passé en toute douceur le pouvoir à leur successeur», affirme Ndiaga Diaw.

( Mbaye SAMB ( L’AS ) avec Toutinfo.net )

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