Trump poursuit ses attaques contre les médias

C’est à la Une du New York Times. « Le président a consacré la plupart de son discours, lors d’une réunion de campagne hier en Pennsylvanie, à s’en prendre aux médias », écrit le journal. Donald Trump les a une nouvelle fois accusés de diffuser de fausses informations et s’est plaint de la couverture de sa politique.

« Où est passée la presse libre ? », a-t-il lancé à la foule qui reprenait, d’après le New York Times, allégrement le slogan « fake news ». Une foule qui lui est complètement acquise, écrit le journal. D’après le site d’information Polistico, certains des sympathisants brandissaient d’ailleurs des pancartes insultant la chaîne CNN, la même que le président ne cesse de dénigrer.

Et cette chaîne-là s’inquiète du climat de plus en plus hostile à l’égard de la presse. Ce qui est en jeu, écrit CNN sur son site internet, ce ne sont pas les médias ou Trump. C’est l’idée que des faits existent. Et que des personnes élues doivent être tenues responsables de leurs actions. C’est effectivement le rôle des médias dans une démocratie qui fonctionne. Qualifer les médias de malhonnêtes peut avoir des conséquences graves, écrit CNN.

La Colombie régularise des 440 000 Vénézuéliens

Le président colombien Juan Manuel Santos a signé un décret qui permet à plus de 440 000 migrants vénézuéliens sans visa de rester sur le territoire pour une durée de deux ans. Une régularisation temporaire qui permettra également aux bénéficiaires d’accéder aux services de santé, explique le président sortant.

Au total plus de 800 000 Vénézuéliens seront concernés par cette régularisation temporaire. C’est ce qu’écrit El Tiempo. Le journal inclut dans ce chiffre les Vénézuéliens qui ont déjà obtenu des papiers. C’est un « jalon international sur le plan migratoire », d’après Santos, cité par El Tiempo. « Alors que le reste du monde débat de restrictions migratoires, la Colombie se montre solidaire », a ajouté le président qui passe le flambeau à son successeur Ivan Duque le 7 août prochain.

Solidarité des habitants

Cette solidarité se reflète également dans l’engagement individuel de certains Colombiens. C’est le cas de Sonia Bermudez qui habite dans le département de la Guajira, au nord du pays. Cette femme de 64 ans a décidé de s’occuper des Vénézuéliens décédés en Colombie et dont le corps ne peut pas être rapatrié dans leurs pays d’origine. Ce sont des personnes victimes de violences, d’accident de la route ou des enfants morts à la naissance. Cela fait 40 ans qu’elle travaille dans un service de pompes funèbres. A ses propres frais, elle recueille les corps et les enterre dignement dans son cimetière qu’elle a appelé « des gens comme nous ». Depuis la fin de 2017, elle a organisé les funérailles d’une trentaine de Vénézuéliens. C’est un reportage à lire dans le Miami Herald.

L’OEA se penche à nouveau sur la situation au Nicaragua

L’Organisation des États américains a adopté une résolution qui permet la mise en place d’un groupe de travail sur le Nicaragua. Il a pour mandat de vérifier la situation sur place et d’aider à renouer un dialogue entre le gouvernement et l’opposition. « L’OEA fait pression sur le Nicaragua, mais le président Daniel Ortega proteste », écrit El Nuevo Diario, résumant l’initiative de l’organisation régionale. Managua a en effet qualifié « d’esprit de revanche diplomatique » la résolution votée à une large majorité hier. Le gouvernement a déjà fait savoir qu’il ne laisserait aucune délégation de l’OEA entrer sur son territoire.

Au Brésil, la course aux alliances électorales

Le Parti des travailleurs doit annoncer demain samedi 4 août 2018 la candidature officielle de Lula à l’élection présidentielle. L’ancien président condamné à 12 ans de prison sera donc à nouveau candidat. C’est à la Une de l’hebdomadaire CartaCapital. Son parti le PT vient de conclure une alliance électorale avec le Parti socialiste, qui inclut des désistements mutuels de candidats aux élections de gouverneurs.

Le grand perdant de cette alliance est un autre candidat de gauche, ou plutôt de centre gauche, Ciro Gomes qui du coup se trouve isolé dans la campagne. « Que voulez-vous, il n’y pas d’anges en politique », écrit Carta Capital. D’après l’hebdomadaire, l’accord électoral conclu entre le PT et le PSB risque de diviser le camp de la gauche. Côté centre, le candidat Geraldo Alckmin a décidé de choisir une colistière de droite, Ana Amélia. L’objectif est de séduire l’électorat de Jair Bolsonaro, le candidat d’extrême droite, écrit Folha de São Paulo.

( Rfi )