Sur la pénurie d’eau Macky Sall rassure: « 300 milliards ont été injectés à Keur momar sarr »

Sur la pénurie d’eau à dakar et sa banlieue et dans la banlieue, le président Macky Sall rassure.

« Macky Sall: C’est avec douleur que je ressens les difficultés des populations de la région de Dakar à s’approvisionner en eau. Je demande leur compréhension et leur dis que je suis conscient de ces désagréments. J’avais instruit le gouvernement, depuis déjà trois ans, d’engager une action globale pour trouver des solutions définitives à l’approvisionnement en eau de la région de Dakar et au-delà de l’alimentation en eau potable des populations sénégalaises. Malgré les dispositions prises pour la réalisation des infrastructures hydrauliques, nous voyons les populations souffrir. J’en suis désolé, mais je veux donner aux populations l’assurance que des solutions durables et pérennes ont été trouvées à moyen et long termes. Tout un programme d’urgence a été mis en place pour combler le déficit de 50.000 mètres cubes par jour à Dakar et qui a d’ailleurs été largement réduit avec la remise en service du 4e ballon anti-bélier de Keur Momar Sarr, sans compter la mise en service définitive de la station de Bayakh, visitée mardi par le Premier ministre et le ministre de l’Hydraulique. Le programme spécial de Dakar mis en œuvre depuis 2014 a beaucoup aidé à la résorption du déficit. C’est un travail qui demande du temps et qui nécessité des études hydrauliques, géologiques, des procédures de marché longues. C’est dire donc que même les solutions urgentes demandent du temps. Rappelez-vous seulement le problème de la radiothérapie de l’hôpital Le Dantec, il y a un an et demi. Nous avions fait le pari d’aller vers des solutions modernes pour la santé de nos populations, mais cela prend du temps. Nous avions même pris des mesures palliatives en internant des malades au Maroc. Aujourd’hui que nous avons trois machines de radiothérapie et que nous n’avons rien à envier à personne dans la lutte contre le cancer, ce problème est un vieux souvenir. Pour l’eau, c’est pareil. Nous avons des solutions durables. Pour Keur Momar Sarr, 300 milliards de francs Cfa y ont été injectés pour obtenir la mise en service de 200.000 mètres cube jour. Mais au-delà de cette station qui se trouve à 300 kms de Dakar et qui est très sensible, l’autre solution alternative, c’est de transformer l’eau de mer. Ce programme va coûter 137 milliards financés par la Coopération japonaise que je remercie au passage pour cet acte majeur. Le dessalement de l’eau de mer sera accompagné du renouvellement du réseau de Dakar, vieux de soixante-dix ans avec des diamètres de tuyauterie très faibles par rapport à la population du Sénégal estimée à 15 millions d’habitants. Rien qu’à Dakar, nous sommes 04 millions avec un habitat en hauteur en pleine expansion et une population en croissance exponentielle. Dans un espace où vous aviez 4 ou 5 maisons, aujourd’hui, vous avez 15 immeubles. Le travail que nous menons pour résoudre les problèmes en eau de Dakar, ce n’est pas un travail d’apprenti ou de sorcier. C’est du sérieux. Des esprits mal intentionnés essaient d’abuser les populations, mais je les comprends. Ils feignent de ne pas comprendre que ce travail demande du temps. Je veux dire aux populations que je suis personnellement cette question de l’eau, et au quotidien. L’Etat a mis les ressources qu’il faut pour parvenir à une solution durable. Ces désagréments seront bientôt un vieux souvenir. Il y a Bayakh, il y aura Tassettte, Keur Momar Sarr, etc. On parle des problèmes de Dakar, mais notre action s’étend à l’ensemble du Sénégal. Aujourd’hui, au niveau de l’hydraulique rurale, nous avons une politique offensive, volontariste, qui nous a permis d’accomplir des progrès prodigieux, d’avoir un accès à l’eau estimé à 90% et nous escomptons l’accès universel à l’eau en milieu rural en 2021. J’avais fait le pari avec le PUDC d’attaquer fortement le problème de l’alimentation en eau en milieu rural qui m’avait beaucoup frappé lors de mes tournées entre 2009 et 2012. Les réponses apportées par le PUDC et la Chine nous ont permis de réaliser plus de 400 forages en moins de trois ans. C’est du jamais vu. Jamais autant de ressources n’ont été injectées dans l’hydraulique urbaine et rurale et l’assainissement dans notre pays. Nous devons prendre notre mal en patience et nous dire que les difficultés ont été identifiées, les solutions préconisées. Mais il y a le temps de la réalisation des ouvrages qui correspond au temps de l’action et qui peut être long. Après cela, on verra que le Sénégal a beaucoup changé en matière d’hydraulique et d’énergie. Pour l’électricité, c’est pareil. On ne peut pas régler les problèmes du jour au lendemain. Avant d’en arriver là, il a fallu étudier les ouvrages avant de les réaliser physiquement. Ce qui nous évite ce qui est arrivé avec la brèche de Saint-Louis où on s’est réveillé un jour et on a creusé. Aujourd’hui, on voit toutes les conséquences que cela a engendré. Or, on doit réfléchir sur les solutions de façon optimale et sérieuse. Parfois il y a des désagréments, mais bientôt, cette pénurie d’eau sera un vieux souvenir.

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