Les candidats au Bac composent sous les eaux à Fatick

Le troisième jour de l’examen du baccalauréat a été perturbé à Fatick par une forte pluie. Si au centre du Lycée Coumba Ndoffène Diouf , les candidats ont pu faire tranquillement leurs épreuves de langue vivante 2, au centre du CEM Khar Ndoffène Diouf, par contre ce fut la pagaille générale. La pluie qui est tombée peu après  7h du matin a failli pénaliser les élèves qui ont composé sous les eaux et dans le noir. Une situation inadmissible, aux yeux des candidats, qui l’ont fortement dénoncée. L’établissement n’étant pas totalement électrifié, ceux qui étaient dans les bâti ments non électrifiés ont dû faire beaucoup d’efforts pour voir ce qu’ils écrivaient. Selon les élèves, les autorités académiques auraient dû prendre toutes les dispositions pour leur éviter une telle situation. Moustapha Ndiaye estime que les conditions dans lesquelles ils font l’examen défavorisent la concentration
Restons avec l’examen du baccalauréat à Fatick pour dire que les accusations des candidats sont balayées d’un revers de main par le chef du centre du CEM Khar Ndoffène Diouf, Mamadou Kane, qui bien que reconnaissant l’état de délabrement de son établissement, a tout de même soutenu que des dispositions palliatives ont été prises pour permettre aux candidats de composer des conditions plus ou moins acceptables. Il faut rappeler juste le CEM Khar Ndoffène Diouf est l’un des plus anciens établissements de la région de Fatick. Il a été construit en 1979 et n’a depuis lors jamais refait signe de vie. L’Etat de dégradation très avancé des locaux posent un véritable problème de sécurité. Les toilettes sont devenues impraticables du fait de leur vétusté selon un élève dudit éta- blissement. Il renseigne que ses camarades font leurs besoins dans les maisons à côté de l’école. Et pourtant l’établisse- ment compte plus de mille élèves.

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