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ME MAME ADAMA GUEYE, PRÉSIDENT DU MOUVEMENT SÉNÉGAL BU BESS «Les renseignements généraux travaillent pour le candidat Macky sall»

En tournée dans la région de Fatick, Me mame Adama Guèye s’est indigné de la manière dont le Président macky Sall, candidat à sa propre succession utilise et manipule les services de renseignements généraux. Ceux-ci, dit-il, passent tout leur temps à prendre en filature les opposants au lieu d’être au service de la sécurité des Sénégalais. Selon le président du mouvement Sénégal Bu Bess l’administration confond loyauté et allégeance.

Le Sénégal émergent tant chanté par le régime ne peut être réel selon Me Mame Adama GUEYE, que si et seulement si l’on change de système. Selon l’avocat en effet, les problèmes que notre pays rencontre sont systémiques et exigent un changement de sys- tème par la mise en place d’une nouvelle République. «Une République digne de ce nom», a-t- il appelé de ses vœux non sans ajouter: «nous avons un pays qui présente le signe extérieur d’une République, mais qui en réalité n’est pas une République. Un pays avec un Président omnipo- tent, un pays dont le fonctionne- ment repose sur le clientélisme politique, un pays où l’adminis- tration n’est pas au service de l’intérêt général, un pays où l’ad- ministration confond loyauté et allégeance, un pays où l’adminis- tration fait allégeance au régime alors qu’il doit faire l’allégeance à la République». Après avoir soulevé tous ces griefs, Me Guèye déclare : «il ne s’agit pas de rem- placer un régime par un autre», dit-il avant d’inviter le chef de l’Etat à moins utiliser l’administration sénégalaise en général, les renseignements généraux en par- ticulier pour ses intérêts propres et politiques. «Les services de renseignements, par exemple, passent tout leur temps à contrô- ler les opposants au lieu d’être au service de la sécurité des Sénégalais», soutient Guèye qui parle d’un détournement de pou- voir.
Selon Me Mame Adama Guèye, la vision du mouvement Sénégal bu bess est de faire du Sénégal un Etat prospère fondé sur l’équité la justice et l’intégrité. «Un Etat dirigé par des citoyens voués au culte de l’intérêt général et à la satisfaction concrète des besoins des populations sur le plan de l’éducation, de la santé et de la sécurité et de l’emploi », a indiqué le candidat à la présidentielle. Pour mettre en oeuvre cette vision, il prône une nouvelle République. «Le sésame pour accéder à la caverne de Ali Baba c’est la carte du parti», clame Me Mame Adama Guèye qui n’a pas manqué de dire sa déception par rapport à la suite donnée au mou- vement dont le but est de mettre fin aux dérives d’un régime prêt à tout pour garder le pouvoir. «Je n’ai pas de regret par rapport à ma participation à ce combat, mais je suis quand-même déçu par rapport à la suite du 23 Juin», affirme Mame Adama Guèye qui trouve que le principe et l’esprit M23 ont été trahis. «Même l’orga- nisation du 23 Juin a été du point de vue structurel phagocytée par certains acteurs pour paralyser le mouuvement», a-t-il déploré. Après trois jours de visites et d’échanges avec les populations des îles du Saloum, Me Mame Adama Guèye a indiqué : «nous avons une confirmation à Fatick de ce que nous avons vu ailleurs. C’est à dire la gravité de la pau- vreté».
Parlant de la situation spécifique de Fatick, Me Mame Adama Guèye a déploré la situation éco- nomique marquée par le déficit de structures de production. «Nous ne comprenons pas que ces potentialités fantastiques ne soient pas exploitées. C’est quelque chose qui m’échappe. Je ne peux pas comprendre qu’à moins de trois heures de Dakar qu’on ait une telle richesse et qu’elle ne soit pas valorisée», a encore déploré Mame Adama Guèye.
Présentant son programme, il estime qu’il faut un véritable management local pour dévelop- per une approche qui favorise la naissance d’une vraie économie locale. Ce d’autant qu’au Sénégal, le potentiel économique peut parfaitement s’adosser sur ces potentialités agricoles. «Ici, il y a une production mais qui n’est pas valorisée. Le gros problème au Sénégal, c’est qu’on a un véritable déficit d’infrastructures de trans- formation. «Et pourtant, ces industries nous auraient permis de poser les bases d’une écono- mie locale forte et dynamique», a souligné le leader de Sénégal Bu Bes, appelant l’opposition.

( Hérame DIAGNE et Toutinfo.net )

 

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