SCANDALE DU PRODAC Mame Mbaye Niang se lave à grande eau

Ayant démissionné suite à la publication dans la presse du rapport sur la gestion du Prodac l’accablant, le ministre du tourisme, Mame Mbaye Niang, qui a repris son fauteuil, a fait une sortie, hier, à l’émission «Faram Facce» sur la Tfm. il s’est lavé à grande eau, accusant même au passage le ministère des Finances, la Dcmp et l’Armp.

«Je suis absolument ministre du Tourisme du gouvernement», a juré d’emblée Mame Mbaye Niang, tout de blanc vêtu devant Pape Ngagne Niang. Au centre des accusations du rapport de l’Inspection générale des finances (Igf), l’ancien ministre de la Jeunesse a voulu rejeter la faute sur les autres structures contractantes et les organes de contrôle. «Le ministre des Finances, la Dcmp, l’Armp étaient d’accord sur l’attribution du marché à Green 2000. Il n’ y a pas de contrat de gré à gré», a-t-il assuré en tentant d’incriminer ces derniers qu’il met au défi de dire le contraire. Pour se laver à grande eau des accusations infamantes, le ministre du Tourisme de jurer : «C’est moi qui ai écrit au ministre des Finances pour demander la vérification administrative et financière du Prodac». En outre, Mame Mbaye Niang, dégage sa responsabilité sur le décaissement des financements du Prodac. «Sur les signatures pour retirer l’argent, ma signature n’y figure pas», s’est encore défendu M. Niang, avant d’indiquer qu’il n’était que la tutelle technique du Prodac qui dépendait aussi administrativement du ministère de l’Economie et des Finances. Le choix de Green 2000 était le choix du coordonnateur du Prodac de l’époque pour un «contrat d’exclusivité», selon toujours Mame Mbaye Niang, indiquant que Green 2000 dispose d’un «brevet». «Le président n’a pas accepté ma démission» Revenant sur les circonstances de sa démission, Mame Mbaye Niang a confié à son hôte ceci : «C’est moi qui ai démissionné un dimanche. Je suis d’abord allé à la Primature, le bureau du courrier n’avait pas ouvert, puis je suis allé chez le Premier ministre pour y déposer ma démissionner sans appeler personne». La suite est connue. «Le président de la République n’a pas accepté ma démission», a-t-il confié encore au journaliste de la Tfm. Sur la prétendue rencontre au cours de laquelle Macky Sall l’a tancé pour sa gestion du Prodac en Conseil des ministres, il a assuré qu’il n’en est rien. «Un communiqué du gouvernement est sorti dans ce sens pour démentir l’information», a-t-il martelé, non sans indiquer que le rapport publié sur Internet n’est pas authentique. «Aujourd’hui, tu peux te lever écrire un rapport de 32 pages et dire que c’est un rapport. Le rapport publié sur Internet n’est pas authentique», a servi Mame Mbaye Niang sur le plateau de Tfm, non sans informer qu’il a porté plainte. «J’ai porté plainte contre mes accusateurs. J’attends la réaction du procureur», a-t-il menacé.

Birahim Seck L’enfonce

A peine l’émission terminée que, Birahim Seck du Forum civil s’est servi de sa page Facebook pour lui adresser un démenti cinglant en ces termes : «Non Monsieur le ministre, la Dcmp avait rejeté l’exclusivité. La Dcmp est intervenue bien après l’autorisation illégale et injustifiée de l’Armp. Non Monsieur le ministre, le gré à gré existe bel et bien. L’aveu est retentissant en usant comme argument, le Brevet «détenu» par Green 2000. Non, Il ne faut surtout pas nous tourner vers un débat sur le détournement de deniers publics. L’escroquerie, le trafic d’influence permettent aussi de s’enrichir». Pour Birahim Seck, juriste et formateur en droit de la régulation, «l’Etat doit nous dire dans quelle condition Locafrique est devenue son bailleur» et qu’ «encore une fois, le Procureur a l’obligation de s’autosaisir».

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