VIOL ET VOL AVEC VIOLENCE Barry se faisait passer pour un flic et ne ciblait que les prostituées

L’agent municipal, mouhamadou d barry, a un faible pour les travailleuses du sexe qu’il violait impunément. son goût prononcé pour ces dernières l’a conduit hier devant la barre des flagrants délits où il répondait des faits de vol avec violence et de viols sur 3 femmes. il a été reconnu coupable et condamné à 5 ans de prison ferme.

Le Tribunal de Grande instance de Dakar statuant en flagrant délit a jugé une sordide affaire de viol accompagné de violence. Le viol porte la signature de Mouhamadou D Barry. Ce dernier , un maniaque sexuel, avait un faible pour les prostituées. Agent municipal de son état, il ne cherchait que la bonne chair. Et pour assouvir ses désirs, il squattait les rues de Dakar durant la nuit dans l’espoir de rencontrer une belle de nuit afin de satisfaire ses désirs sexuels. En fait, pour arriver à ses fins, il se faisait passer pour un policier. Mouhamadou Barry interpellait ses victimes qu’il menaçait de conduire au commissariat à bord de sa moto avant de faire un détour dans un lieu isolé pour abuser d’elles et ensuite s’évaporer dans la pénombre. En effet, tout a débuté suite à une dénonciation d’une fille de joie qui a porté plainte contre X pour viol et vol avec violence. Par contre, avant que l’enquête ne soit ouverte, une deuxième dénonciation a été faite pour les mêmes faits, dans les mêmes circonstances et lieux. Quelques jours après, une troisième victime saisit le commissaire de Police du Plateau. L’enquête a été ouverte par la brigade de recherche qui a exploité les caméras avant d’entendre le gardien du Lycée Lamine Gueye. Poursuivant leur enquête, les limiers ont découvert que le suspect fréquentait le milieu de la prostitution et principalement une boite de nuit qui se trouve à Dieupeul. C’est sur ces lieux que la police a mis le grappin sur lui. Toutefois, les victimes ont été convoqués pour pouvoir identifier leur bourreau qu’elles ont toutes reconnu. Confondu, le mis en cause est passé aux aveux devant les enquêteurs en révé- lant qu’en sus de ces victimes, il a eu à violer 7 autres femmes. Devant le prétoire, le prévenu a retourné sa veste en niant les faits de viol et de vol avec violence qui lui sont reprochés. « Je ne pas connais Oumou Guèye et Awa Sow mais je reconnais avoir couché avec Gift Illimouna», dit-il avant d’ajouter que cette dernière est sa petite amie avec qui il a eu à entretenir plusieurs rapports sexuels. « Sachez que c’est la dame Mame Diarra qui m’a mis en rapport avec Gift », se dédouane-t-il. Par ailleurs, dans le procès-verbal, Gift a soutenu avoir convenu avec le prévenu pour deux passes moyennant la somme de 20 000 francs. Mais après avoir satisfait sa libido, Mouhamadou Barry a voulu payer la somme 5000 francs. La dame a choisi de couper les ponts avec lui. Dans sa version des faits, Oumou Guèye, affirme avoir rencontré un client avec qui elle était aussi convenue pour 2 passes moyennant la somme de 20 000 francs. Après des rapports dans un hôtel se trouvant à la rue Blanchot, les parties ont décidé d’aller poursuivre leur soirée sexuelle chez le client. C’est ainsi que ce dernier a arrêté un taxi. « Une fois à hauteur du Lycée Lamine Guèye, nous sommes descendus. Après quelques pas de marche, mon client qui m’accompagnait a chipé mon sac avant d’enjamber le mur de l’école pour s’échapper », explique-t-elle. Pour, Awa Sow, elle déclare qu’elle était dans l’avenue de la République en face de la pharmacie. Elle revenait de chez son petit ami. « C’est ainsi que j’ai vu un homme s’approcher de moi pour me demander mes pièces. N’ayant rien avec moi, il a décidé de me conduire au commissariat. En cours de route, il m’a entrainé dans un lieu sombre pour abuser de moi », narre la victime. A la barre, le parquet a qualifié le prévenu d’un des plus grands violeurs en série que le Sénégal n’ait jamais connu. Pour lui, les faits sont constants. Le maitre des poursuites a requis 10 ans ferme. L’avocat de la défense plaide la relaxe au bénéfice du doute. Rendant son verdict, le prévenu est condamné à 5 ans de prison ferme.

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