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SACCAGE DES LOCAUX DE L’IPRES DE ZIGUINCHOR L’ipres attend le rapport de l’huissier impatiemment pour agir

Les retraités de Ziguinchor ne décolèrent pas après le saccage de l’Institut de Prévoyance retraite (Ipres) par les étudiants lors de leur manifestation de mercredi dernier. En point de presse hier, ces derniers, accompagnés par les responsables de la Direction générale l’Ipres, ont déploré ces actes de «vandalisme» et entendent porter l’affaire devant les tribunaux.

Le siège qui abrite les locaux de l’Institut de prévoyance retraite (Ipres) est toujours méconnaissable après le passage des étudiants en furie mercredi dernier. Ils ont vandalisé et saccagé les bureaux. En réaction à cela, les responsables de l’Ipres et les retraités ont fait face à la presse pour dénoncer vigoureusement cette attitude des étudiants de l’Université Assane Seck de Ziguinchor. «Nous avons souffert pendant longtemps de l’absence d’un siège de l’Ipres dans la région de Ziguinchor. Nous l’avons obtenu après des années d’attente. Voila maintenant, par un incident regrettable, on nous prive d’un local », déplore Sérigne Cissé, parlant un nom des retraités. Il estime que, «ceux qui ont commis cet acte, ignorent même le rôle que l’Ipres joue à Ziguinchor». Selon le porteparole des retraités de Ziguinchor, «c’est l’ignorance qui a agi. Et, parfois, elle agit aveuglement. C’est pourquoi, nous nous consolons avec cette situation sachant que ce sont des irresponsables qui ont perpétré ces actes», dénonce M. Cissé. Il se réjouit en ces termes : «Heureusement que ce ne sont pas les hommes mûrs, des personnes responsables. Et aucun retraité des associations de Ziguinchor n’a apprécié ces actes des étudiants de Ziguinchor», regrette M. Cissé. Dans cette série de condamnations, les responsables de la Direction générale de l’Ipres qui ont effectué le déplacement sur Ziguinchor, ont tous déploré et condamné le saccage du siège de l’Ipres. «Nous condamnons ce qui est arrivé à l’Ipres de Ziguinchor. Ces casses devraient être l’œuvre d’autres personnes, mais pas celles de gens censées diriger ce pays dans l’avenir. C’est honteux», déplore Babacar Diouf. «Nous sommes en train d’attendre le procès verbal que l’huissier de justice va nous remettre incessamment. Après, nous allons transmettre les informations aux autorités de l’Ipres qui vont décider de la suite à prendre. Mais, nous n’excluons pas des poursuites, ou demander une réparation à la hauteur des préjudices causés par ces étudiants», a dit le chef d’agence. «Nous n’accepterons pas que des gens s’en prennent à nos locaux dans ces genres de situation. L’Ipres, c’est pour les personnes âgées qui n’ont rien à voir dans cette affaire. C’est pourquoi, nous demandons à ces étudiants d’éviter de s’en prendre aux locaux de l’Ipres», conclut M. Diouf.

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