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INSTAURATION DU PARRAINAGE L’opposition annonce une mobilisation à la Place Soweto le 19 avril

Elle l’avait annoncée, elle est passée à l’acte. L’opposition vient de mettre en place un large Front démocratique et social de résistance nationale contre les manipulations constitutionnelles et électorales au Sénégal. pour le baptême du feu dudit front, Mamadou Lamine Diallo et Cie invitent toutes les composantes de la société à un grand rassemblement à la place Soweto, le jour du passage de la loi portant sur le parrainage au parlement.

«Ne touche pas à notre Constitution, non au tripatouillage de la Constitution, rendezvous le 19 avril à la Place Soweto», C’est le mot d’ordre de l’opposition dans sa grande majorité réunie autour de la plateforme pour la mise en place d’un large Front démocratique et social de résistance nationale contre les manipulations constitutionnelles et électorales au Sénégal. Lancée, hier, ladite plateforme, qui regroupe en son sein pas moins de 32 signataires et constituée de partis politiques, mouvements politiques et citoyens et des organisations syndicales, a pour vocation, selon Mamadou Lamine Diallo, de porter le combat autour de la conduite des processus démocratiques, républicains, citoyens et sociaux. Les signataires sont Mamadou Lamine Diallo, Mamadou Diop Decroix, Abdoulaye Wade (représenté par Oumar Sarr), Ousmane Sonko, Abdoul Mbaye, Thierno Alassane Sall, Issa Sall, Cheikh Bamba Dièye, Me El Hadj Diouf, Bruno Derneville , pour ne citer que ceux là. Portant la voix de cette nouvelle plateforme qui remplace l’Ied, le leader de Tekki, appelle l’ensemble des forces vives nationales à la mobilisation et à la lutte pour exiger l’instauration d’une véritable démocratie politique, électorale, sociale et citoyenne dans notre pays. Ce, précise-t-il, «à travers entre autres une bataille résolue contre toute volonté du pouvoir en place d’imposer un coup d’Etat constitutionnel et électoral au moyen d’un tripatouillage scélérat de la Constitution et du Code électoral en vigueur, en vue d’y introduire unilatéralement un parrainage piégé et autres dispositions et autres dispositions antidémocratiques, la prise en charge de toutes les mesures appropriées pour assurer la sécurité réelle des citoyens en général». S’agissant de la question électorale, le Front démocratique, via Mamadou Lamine Diallo, exige du régime de Macky Sall une distribution transparente des cartes par les commissions compétentes dans le respect de la loi et du Code électoral avec l’implication des partis politiques et des structures de contrôle du processus électoral. «Nous voulons un audit indépendant du processus électoral (…). Nous voulons, également, un Code électoral expurgé des modifications honteuses introduites subrepticement par le gouvernement pour sécuriser le système de fraude électorale(…). Mais aussi, la séparation du vote des militaires et des civils qui permettra de supprimer l’utilisation abusive des ordres de mission», a-til ajouté, non sans inviter le gouvernement à l’arrêt des répressions politiques et l’instrumentalisation de la justice pour cibler et éliminer des candidatures à l’élection présidentielle prochaine. Sur ce dernier point, les membres du Front ont dénoncé, dans la foulée, la condamnation «inique» à 5 ans de prison du maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall. Toujours dans le chapitre des revendications, Mamadou Lamine Diallo et Cie attendent du gouvernement la mise en place d’une commission arbitrale, désignée conjointement par le pouvoir, l’opposition, les non-alignés et la société civile. Aussi, ont-ils exigé du gouvernement pour couronner le tout, la nomination de juges indépendants en lieu et place du Conseil constitutionnel pour la proclamation des résultats.

Médiation de ALioune Tine

La médiation entamée par le directeur général d’Amnesty international, Alioune Tine qui a été reçu dernièrement par le Président de la République pour arrondir les angles sur la question du parrainage qui déchire la classe politique, s’est invitée, hier, à la conférence de presse initiée par le Front démocratique. Interpellé sur la question, Mamadou Diop Decroix s’est voulu catégorique. «Nous avons reçu Alioune Tine et la société civile. Nous avons échangé mais nous leur avons dit ce que nous avons toujours soutenu. C’est à dire que nous sommes ouverts à toute discussions sérieuses avec le Président de la République», a indiqué M. Decroix. Cependant, avertit-il, «si le Président a décidé de faire du forcing, il fera face à nous et à la population. Notre mot d’ordre, c’est touche pas à notre Constitution».

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