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CRISE DANS LE SYSTEME EDUCATIF Serigne Mbaye Sy Mansour demande aux syndicats de suspendre la grève

La crise scolaire qui sévit dans le pays a été au cœur des déclarations lors de la 26e édition de la Ziarra générale des dahiras des enseignants du Sénégal. Serigne Mbaye Sy Mansour Khalife général des Tidjanes a demandé aux enseignants de suspendre le mot d’ordre de grève et à l’État de respecter ses engagements et d’annuler toutes les sanctions contre les enseignants.

La longue grève qui secoue le système éducatif a été longuement évoquée ce week-end à Tivaouane à l’occasion de la 26e édition de la ziara générale des dahiras des enseignants du Sénégal. C’était en présence d’une délégation du ministère de l’Education nationale conduite par Amadou Moctar Ndiaye, Directeur des Examens et Concours. A l’occasion, Serigne Mbaye Sy Mansour a demandé aux syndicats d’enseignants d’accepter les promesses faites par le gouvernement, en suspendant la grève et en rendant les notes des élèves. Il a ensuite demandé aux enseignants de déléguer séance tenante quelqu’un pour le dire publiquement dans la salle. Si le Secrétaire général national du Syndicat Autonome des Enseignants du Moyen Secondaire (SAEMS) a estimé que personne dans la salle n’a les compétences de le faire, mais un compte rendu sera fait à la base, Lamine Mbaye au nom des enseignants du dahira a donné son accord de principe. Il a été retenu le principe d’une rencontre entre les syndicats, le gouvernement et le Khalife le 8 avril à midi à Tivaouane, pour conclure définitivement sur cette question et aller vers un pacte de stabilité scolaire signé par les différents acteurs, sous la supervision du Khalife général des tidianes. serigne mbaye sy mansour, garant du pacte Selon Serigne Mbaye Sy Mansour, l’Etat doit tout faire pour respecter ses engagements. Selon, si cela était le cas, depuis longtemps, jamais cette crise n’aurait eu lieu. A l’en croire, les mêmes plateformes reviennent et si celles de cette année ne sont pas respectées, elles reviendront encore pour cumuler les difficultés. Pour lui, le gouvernement devait faire ce qu’il peut et dire carrément ce qu’il ne peut pas faire et dans le cas d’espèce, respecter les engagements c’est respecter ceux qui sont chargés de l’éducation de nos enfants. Il a dans le même temps demander à l’Etat de lever toutes les sanctions qui ont été prises contre les enseignants. Auparavant, Amadou Makhtar Ndiaye Directeur des Examens et Concours au ministère de l’Education avait sollicité des prières pour l’aboutissement des négociations entre l’Etat et les syndicats d’enseignants, dans cette crise scolaire, qu’il a qualifiée, «d’opportunité de croissance». Pour lui, le ministère de l’Education n’a aucun intérêt à créer un climat de tension avec sa propre famille et il faut que les enseignants sachent que l’Etat est prêt à tout pour satisfaire leurs doléances, mais il faut aussi prendre en compte le fait qu’il y a 15 millions alors que les fonctionnaires ne font pas 200.000. Et au delà des enseignants, il y a d’autres Sénégalais qui se meuvent dans d’autres secteurs d’activité. A la demande de Serigne Mbaye Sy Mansour, qui a affirmé que la crise scolaire concerne tous les Sénégalais, Youssouph Tchello chargé des revendications du SAEMS a fait la genèse de cette affaire. Selon lui, les syndicats d’enseignants ont des difficultés avec leur employeur, ce qui ne date pas d’aujourd’hui. Il ajoute : «Il y a eu une profonde crise scolaire en 2016 et Serigne Abdoul Aziz Sy «Al Amine» nous avait demandé de suspendre le mot d’ordre de grève pour lui permettre d’être le garant des revendications et dans le même temps demander au gouvernement de suspendre les sanctions brandies contre les enseignants grévistes. Durant toute l’année 2017, ce vœu de Serigne Abdoul Aziz Sy «Al Amine» a été scrupuleusement respecté par les enseignants et il n’y a eu aucune perturbation durant cette année scolaire. Mais en 2018, la crise est revenue à cause d’un manque de respect des accords. Il y a les problèmes d’indemnité de logement, mais celui des lenteurs administratives est le plus fondamental». Dans le même sillage, il a demandé au Khalife d’aider les syndicats sur le suivi des accords qui seront signés. Pour lui, une confrontation entre l’Etat et les enseignants n’arrange aucune des deux parties et il a demandé des prières pour que le climat de paix et de sérénité revienne rapidement dans l’espace scolaire.

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