THIERNO ALASSANE SALL, ANCIEN MINISTRE «J’ai bel et bien démissionné le 2 mai 2017»

Le débat autour de la démission ou non de l’ancien ministre de l’energie Thierno Alassane sall ci-devant, président du mouvement politique dénommé république des valeurs (rv) est remis au goût du jour, par médias interposés. invité de l’émission grand Jury de la rFm, le premier ministre a affirmé que, «Thierno Alassane sall n’a pas démissionné mais a été plutôt démis de ses fonctions». Auparavant, l’ancien ministre Thierno Alassane sall a soutenu le contraire en persistant «J’ai bel et bien démissionné le 2 mai 2017».

Le décret n° 2017-696 du 2 mai 2017 avait mis fin aux fonctions de Thierno Alassane Sall, ministre de l’Énergie et du Développement des Énergies renouvelables. Mais aujourd’hui encore, le débat reste entier. S’il a toujours soutenu qu’il a de luimême rendu le tablier, du côté du pouvoir, on soutient le contraire. Invité hier de l’émission Grand jury de la RFM, le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne a affirmé que, «Thierno Alassane Sall n’a pas démissionné mais a été plutôt démis de ses fonctions de ministre de l’Énergie et du Développement des Énergies renouvelables pour des problèmes de performances et de carences en termes de management des conditions optimales de performances de l’Etat dans l’orthodoxie de l’administration. Il a été démis devant moi, il n’a pas démissionné, j’étais là et c’est pour des raisons de performances. Quand on vous donne un objectif et que vous travaillez avec des équipes de Total et d’autres socié- tés, avec des délais prescrits et avec des textes et que vous ne soyez pas prêts au moment opportun, vous demandez encore 15 jours de plus au Premier ministre, alors que nous avons pris l’engagement et invité les partenaires pour que ce travail soit terminé pour qu’on signe. Le Président l’a démis. Un manager, c’est la décision et que vous ne décidiez pas, le chef de l’Etat a alors pris ses responsabilités pour le démettre, c’est ça la vérité historique». «J’Ai démissionné le…» Invité de l’émission Place de France sur Sud Fm Thiès, l’ancien ministre Thierno Alassane Sall a persisté en affirmant qu’il a effectivement démissionné. Il déclare : « Le 2 mai 2017 en allant rencontrer le président de la République, je savais que je ne signerai pas ce dossier. Au lieu de faire comme d’autres qui, devant de pareilles circonstances annoncent leur démission à l’autorité par SMS avant d’éteindre leur téléphone portable, je suis allé rencontrer directement le président de la République et c’est là que je lui ai signifié ma démission. D’ailleurs à midi et demi, ils m’ont trouvé un remplaçant alors que j’ai quitté le Palais aux environs de 9 heures 30 et dès l’après-midi, ils ont signé le contrat. Si j’étais démis cela ne se passerait pas ainsi ». cosmos & bp Dans le dossier du pétrole, il déclare que contrairement aux contrevérités distillées ça et là, la société Cosmos n’avait pas individuellement déposé un dossier. Elle s’était alliée avec BP qui seul, est plus puissant que Total et il s’y ajoute qu’ils ont fait la meilleure offre. A l’en croire, il n’est pas question pour lui de poser un acte qui ne va pas dans le sens de l’intérêt du Sénégal et des Sénégalais. Il souligne, d’ailleurs, que Cosmos avait un autre dossier chaud qu’il a aussi refusé de signer. Parlant de la rencontre de Paris, Thierno Alassane Sall affirme qu’il convient de faire la part des choses et savoir que dans la capitale française, il ne s’est pas agi d’un précontrat encore moins d’un contrat, mais d’un protocole d’accord. Dans cette affaire dit-il, il est soumis au devoir de réserve et de ce point de vue, il ne peut pas en parler. Seule une enquête parlementaire pourrait permettre d’élucider toute la question, d’après lui. A l’en croire, auparavant il a refusé d’autres dossiers liés à des chantiers routiers. un sAlAire de 14 millions pAr mois… Sur un autre registre, l’ancien ministre Thierno Alassane Sall révèle qu’à son arrivée à la tête de l’Agence de Régulation (ARTP) en 2012, il avait trouvé un salaire mensuel de 14 millions de Fcfa. Il s’y ajoute une villa de fonction avec piscine et gardiens à 3 millions par an, un groupe électrogène, 3 à 4 véhicules, une dotation mensuelle de 3.000 litres de carburant. Selon lui, ce n’est pas normal dans un pays comme le Sénégal où des ambulances s’immobilisent parfois faute de carburant, qu’un seul individu s’accapare de 100 litres de carburant par jour. «J’ai insisté auprès du président de la République pour obtenir la baisse drastique du salaire et résilié le contrat de location de la maison de fonction» a-t-il soutenu. ruptures ? Pour lui, en soutenant le président Macky, il était convaincu que l’Alliance pour la République (APR) était un mouvement politique qui était capable de porter correctement les aspirations des Sénégalais car l’initiateur avait déjà traversé une zone de turbulence et de ce point de vue, il était bien indiqué pour être la locomotive de ce changement. Selon lui, c’est le « Dekal ngor », «la patrie avant le parti», «le nouvel ordre de priorités» qui devaient être le socle de ce changement, mais au finish, même si certaines initiatives ont été prises dès le départ comme la création de l’OFNAC, force est de reconnaître que les changements espérés n’ont pas eu lieu.

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