PROBLÉMATIQUE DE L’ÉTAT CIVIL CONSULAIRE les diplomates diagnostiquent les maux

Former les chanceliers sénégalais, c’est la mission que s’est assignée l’amicale des chanceliers du ministère des affaires étrangères du sénégal (acaes). a cet effet, une conférence sur le thème: «l’État civil consulaire», animée par samba Yoro Diop, directeur adjoint des affaires civiles et du sceau au ministère de la Justice a eu lieu au ministère des affaires étrangères.

«L’état civil consulaire n’est pas respecté dans nos pays. Il y a de nombreux défis à relever dont la formation. Les registres ne sont pas bien entretenus. Ce problème se ressent même au niveau local où on se rend pas compte du problème énorme que constitue l’état civil». C’est ce qu’a déclaré Ibrahima Sylla, chancelier des affaires étrangères hier, lors de la conférence organisée par l’Amicale des chanceliers des affaires étrangères du Sénégal (Acaes), sur le thème : «L’état civil consulaire ». Pour le Président de l’Acaes, Ibrahima Sylla, la formation est le principal défi à relever. Puisque, dit-il, au niveau de nos représentations diplomatiques et consulaires, le même problème se pose, parce que nos ressortissants ne sont pas munis dès fois de bons actes d’état civil. C’est ce qui complique davantage, selon Ibrahima Sylla, la gestion des Sénégalais de l’extérieur, parce qu’étant dans l’incapacité de pouvoir reconnaître qui est Sénégalais où qui ne l’est pas afin de pouvoir protéger et veiller aux intérêts de nos ressortissants. diffiCUltés D’après M. Sylla, en matière d’état civil, chaque pays applique sa souveraineté législative. «Celle que nous appliquons ici est différente de celle appliquée dans les autres pays. Il peut y arriver que nos deux souverainetés ne coïncident pas forcément, mais cela ne veut pas dire que nous devons abandonner notre souveraineté législative pour épouser celle des autres pays», fait-il savoir. Cependant, précise Ibrahima Sylla, la spécificité est que nous avons un état civil local pour les Sénégalais résidents et un état civil consulaire pour nos résidents à l’étranger. Revenant sur l’objectif de la rencontre, le Président de l’Acaes fait savoir que le but est de participer en tant qu’Amicale des chanceliers du ministères des affaires étrangères du Sénégal à l’animation intellectuelle et scientifique du ministère, mais, également, à la création d’un cadre pour discuter des questions qui intéressent les diplomates afin d’enrichir ces derniers à travers une formation continue. Auparavant, Samba Yoro Diop, directeur adjoint des Affaires civiles et du Sceau au ministère de la Justice a servi à l’assistance un brillant exposé au cours duquel il a rappelé que l’état civil, «c’est une question de loi et de législation ». Mieux, poursuit-il, « ce n’est pas n’importe qui peut être officier d’état civil parce que cela requiert une bonne connaissance de la loi », a ajouté Samba Yoro Diop qui, embouchant la même trompette que le Président de l’Acaes, est d’avis que la formation est indispensable. «L’officier d’état civil doit être bien formé. Toutes les tares que l’on a relevé tournent atour de la formation », a-t-il considéré.

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