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DECRISPATION DU SECTEUR EDUCATIF : Le gouvernement capitule devant le saes

Le Premier ministre, Mahamad Boun Abdallah Dionne, a rencontré hier le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes) afin de discuter de la plateforme revendicative des syndicalistes. au terme de la pourparlers, les deux parties ont trouvé une solution heureuse à la crise qui sévit dans les universités.

Enfin, les membres du Syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes) peuvent afficher le sourire. Ils ont obtenu une satisfaction totale de leurs revendications au terme de leur rencontre hier avec le Premier ministre. Gouvernement et syndicalistes sont parvenus à des accords sur les points qui étaient source de litige. Il s’agit du relèvement de l’indice 1068, de l’indemnité de logement et de la pension de retraite. Selon le secrétaire géné- ral du Gouvernement Seydou Gueye qui faisait le compte rendu de la réunion devant la presse, toutes les revendications ont été satisfaites. Cela, dans le cadre des limites et possibilités budgétaires de l’Etat», précise Seydou Guèye qui s’est voulu plus explicite par rapport aux points d’accords. «Il s’agit notamment du relèvement de l’indice 1068 qui passe maintenant pour le traitement salarial à l’indice 1124. En terme clair, il s’agit d’une revalorisation. Il y a aussi l’indemnité spéciale de logements. Le point d’accord qui a été consigné pour les enseignants s’articule ainsi. Il y aura une retenue de salaire de 200.000 FCFA pour ceux qui ont logés dans les villas et 150.000 FCFA pour ceux qui ont logés dans les appartements», informe Seydou Guèye. S’agissant de la retraite, indique-t-il, «il y a la suppression de l’éclairement qui permettra de donner plus de revenus et de renforcer la pension de retraite quand les enseignants vont entrer en jouissance de cette pension. Nous avons aussi l’indemnité de recherche spécifique de formation dans l’assiette de calcul de la base de la retraite. Enfin, il y a l’objectif qui est d’arriver à une pension de retraite égale à 85% du dernier salaire. Nous sommes tombés d’accord sur un dispositif progressiste qui permet de faire passer ce taux de retraite entre 2018 et 2019 à 70%, entre 2020 et 2021 à 80% pour arriver à l’horizon 2023 à 85% du dernier salaire comme étant la pension de retraite», soutient Seydou Guèye. En outre, il a été mis en place un Fonds spécial national destiné aux 150 enseignants déjà partis à la retraite. «Ce Fonds sera alimenté par l’effort fait par les enseignants qui ont accepté de donner une heure supplémentaire de travail et l’Etat va venir en complément sur la base d’une étude», indique-t-il. Naturellement, le secrétaire général du Saes, Malick Fall, a salué les résultats issus de cette rencontre. «Nous nous sommes entendus avec le gouvernement sur toutes les questions liées à nos revendications. L’une des mesures importantes est la mise en place du Fonds de solidarité. Nous avons accepté d’augmenter sur notre charge statutaire une heure supplémentaire et nous l’évaluons en terme financier à plus de 5 milliards par an. Sur ce Fonds, nous allons donner une partie aux enseignants partis à la retraite pour qu’ils retrouvent leur dignité», affirme Malick Fall qui annonce que les enseignants auront désormais «la possibilité de bénéficier comme tout le monde d’une prise en charge médicale au niveau de la fonction publique. Par ailleurs, le Saes reste vigilant par rapport à la mise en œuvre de ces accords. «Nous allons signer ce protocole et aller vers sa mise en œuvre. Cette fois-ci, nous espérons que nous allons faire mentir l’histoire. Déjà sur la période 2018-2019, nous allons mettre à l’épreuve cet accord», déclare le patron du Saes;

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