FESTIVAL INTERNATIONAL SONINKE Macky Sall charme la communauté

Le président de la République, Macky Sall a présidé, hier, la cérémonie d’ouverture de la 5e édition du Festival international soninké (Fiso). A l’occasion, il a salué les « valeurs » et la « contribution » de la communauté soninké dans le développement socio-économique du pays.

«Je vous remercie et je vous dis toute ma fierté », a lancé le pré- sident Macky Sall à la communauté soninké, venue des quatre coins de l’Afrique pour les besoins de la 5e édition du Festival international Soninké. « Les soninké font partie des premiers propagateurs de l’Islam », a poursuivi le président de la République, sous les ovations des festivaliers qui ont rempli le stade Iba Mar Diop. « Les soninké ont toujours cohabité avec diverses communautés », a également salué Macky Sall, rendant un hommage appuyé aux soninkés que l’on retrouve, outre le Sénégal, Au Mali, en Mauritanie, entre autres pays. D’après le Chef de l’Etat, les soninké sont des modèles de «courage», de «fidélité», «d’abnégation au travail», avec un «sens élevé de l’entreprenariat», d’où leur contribution considé- rable dans le développement socio-économique avec « leurs transferts financiers». Après la Mauritanie et le Mali, c’est le Sénégal qui accueille l’édition 2018. Celle-ci a coïncidé avec la célébration de la journée mondiale de la langue maternelle commémorée le 21 février de chaque année. Pour le chef de l’Etat, le Fiso participe de la préservation de la diversité linguistique, en faisant remarquer que le soninké est une «langue parlée et codifiée». Aussi, Macky Sall a-t-il mis en garde contre la disparition des langues maternelles, qui du coup entraine celles des valeurs liées à cette dernière. Par ailleurs, le chef de l’Etat a rendu un vibrant hommage à la communauté soninké pour avoir initié cet événement culturel international. «La dimension culturelle liée à ce festival est très importante. Car, la culture c’est l’âme du peuple. C’est ce qui nous identifie. La culture c’est ce qui reste quand on a tout oublié, selon la formule de Emile Henriot», a souligné le président de la République. D’après lui, «si nous ne voulons pas être noyé dans la standardisation des modèles de pensées, d’actions et de comportements, il ne s’agit ni d’un rejet de l’autre ou de la modernité, ni d’un repli identitaire, ni d’un communautarisme mal placé, il s’agit d’afficher et d’affirmer ce que nous somme». Selon le président de la République, «toutes les cultures et civilisations se valent. Il n’y a pas de cultures ou de civilisations supérieures aux autres ». Macky Sall a rappelé que «c’est le mépris culturel qui a engendré toutes les grandes tragédies humaines de l’histoire, en particulier l’esclavage, la colonisation avant d’expliquer que l’attachement à la culture qu’il appelle de ses vœux, n’est pas du tout synonyme de «repli culturel» encore moins de «mépris culturel». Abordant le festival, «Wagadou, premier empire ouest africain, hier, aujourd’hui et demain», Macky Sall a fait remonter la fondation de celui-ci, au 4e siè- cle et appelé de façon «impropre» «l’Empire du Ghana ». Faisant un de l’histoire, le chef de l’Etat a indiqué qu’à son apogée, le Wagadou regroupait les royaumes du Tekrour, du Boundou, le Mandé et le Bambouck. Auparavant, le président de la République a salué le président du Comité d’organisation du Fiso, Djiabira Soumaré, le maire de la Médina, Bamba Fall, son conseiller personnel et non moins maire de Boki Diawé, Kalidou Wagué, l’ancien président du Mali Dionkounda Traoré et le président de la Commission de l’Uemoa, le Malien Soumaïla Cissé.

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