ALIOUNE BADARA CISSE MDEDIATEUR DE LA REPUBLIQUE:«Je n’ai pas été associé au dialogue politique…»

Au sortir de la rencontre sur la médiation de proximité et les nouvelles exigences citoyennes, le Médiateur de la république alioune Badara cissé s’est entretenu avec la presse sur différents points, notamment le dialogue politique auquel il dit ne pas avoir été convié. en outre, il a confié qu’en 2017, la moyenne des médiations tournait autour de 500 dossiers.

En marge du séminaire de formation sur la médiation de proximité le Médiateur de la République Alioune Badara Cissé, s’est entretenu avec la presse sur le but de cette rencontre. «Nous sommes réunis à Dakar autour d’un projet Demos financé par l’Union européenne et que nous partageons avec les Îles Canaries, le Portugal, les Iles du Cap-Vert ainsi que la Mauritanie. Nous avons travaillé autour d’un atelier consacré à la médiation de proximité», a expliqué Me Cissé. Selon Alioune Badara Cissé, au Sénégal tout le monde joue un rôle de médiateur. «C’est à croire qu’au Sénégal tout le monde est médiateur, tellement le pays de dialogue dont parle Senghor s’est perpétué dans l’esprit de chacun d’entre nous. C’est un pays de paix et nous sommes tous porteurs de germe de pacification. Mais, il arrive par moment que des troubles surviennent et pour lesquels la nécessité d’une médiation institutionnelle se fait ressentir. C’est ce qui est arrivé, il y a deux ans, lors des grèves dans le secteur de l’éducation. C’est ce qui a justifié notre intervention lors des troubles nés de la réinté- gration de l’équipe de football de Ouakam au niveau de la Ligue sénégalaise. C’est également ce arrive dans notre quotidien», ditil. Poursuivant il ajoute : «Aujourd’hui nous avons senti la nécessité d’organiser un séminaire sur la médiation de proximité. Nous avons échangé nos expériences, et avons vu qu’il y a une véritable convergence d’aptitude même si les statuts qui organisent nos missions sont un peu différents. Nous avons également parlé de la bonne gouvernance et de la démocratie participative, du rôle du Médiateur dans l’élargissement des espaces de démocratie», souligne-t-il. Interpellé sur le rôle de la médiation dans un contexte où la situation sociale et politique du pays est en ébullition, Me Cissé répond : «J’ai vu qu’il y a une mue qui s’est opérée entre le dialogue national avec tous les démembrements et le dialogue politique», rappelant que le dialogue politique a été confié d’abord au ministre de l’Intérieur, ensuite à l’ambassadeur Seydou Nourou Ba. «Je pense que les partis politiques qui y participent sont mieux à même que moi pour apporter une réponse sur la qualité des travaux et des débats qui s’y mènent. Je n’ai pas été associé et je n’ai encore rien vu qui puisse me permettre d’intervenir. Je laisse les choses se faire», indique-t-il avant d’ajouter que «le Médiateur veillera certainement à l’appel au calme et à la sérénité surtout pendant la période préélectoral. Tous les partis doivent comprendre qu’il n’y aura qu’un seul vainqueur. On ne les laissera pas nous faire reculer. Aucune personne qui aspire à accéder à la magistrature suprême ne se hasarderait à prendre le pays en otage pour une durée aussi longue et nous plonger dans l’insécurité». En ce qui concerne le nombre de médiations qu’il a reçu en 2017, il souligne que la moyenne tourne autour de 500 dossiers.

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