GREVE DES CONCESSIONNAIRES a l’origine l’éviction de Ibrahima Diagne

En attendant le paiement des «prestataires» disposant de «factures valables», au niveau du ministère de la gouvernance locale, du développement et de l’aménagement du territoire, on promet de mettre de l’ordre dans la faune des «concessionnaires». Il n’est pas exclu de casser les contrats actuels et de recourir à un nouvel appel d’offres. dores et déjà, un plan B sera déroulé pour débarrasser dakar de ses ordures.

Les concessionnaires évoquent 8 milliards d’arriérés de paiement pour justifier leur grève illimitée, déclenchée, vendredi. Au niveau du ministère de la Gouvernance locale, du développement et de l’Aménagement du territoire, on a une autre lecture de ce mouvement d’humeur. En effet, une source anonyme, y voit une tentative maladroite de certains concessionnaires de mener par procuration le combat du désormais ex-coordonnateur de l’Unité de gestion des déchets (Ucg), débarqué de son poste, le 24 janvier 2018. Ibrahima Diagne a été remplacé par Ousmane Ndao qui a déjà pris service et va rencontrer dés lundi, les concessionnaires. Certains d’entre eux détenteurs de « factures valables» seront payés, en fonction des « disponibilités», assure-t-on du côté du ministère dirigé par Yaya Abdoul Kane.

Parfum de Surfacturation

Au niveau du ministère de la Gouvernance locale, du développement et de l’aménagement, tout le monde n’est pas convaincu que le gouvernement doit une ardoise d’arriérés de paiement de l’ordre de 8 milliards de francs Cfa aux prestataires. «Comment cela peut-il arriver ? Je ne suis pas convaincu. J’attends qu’on me présente des factures valables. Tout ce que je sais, c’est qu’il y a un décalage entre les factures présentées par l’ex-coordonnateur de l’Ucg et celles que détiennent les prestataires », signale notre interlocuteur qui a préféré taire son nom. Avant de marteler pour que nul n’en ignore : «On n’acceptera pas le chantage». Bien plus, chez le ministère de la Gouvernance locale, du développement et de l’aménagement, on promet de tout mettre en œuvre pour mettre de l’ordre et de la transparence dans les contrats avec les prestataires dont le coût, à savoir 6000 francs la tonne de déchets, est jugé « exorbitant». « S’il le faut, on va casser tous les contrats, pour lancer un nouvel appel d’offres et on va donner le marché au moins disant», fulmine-t-on.

Ibrahima Diagne se payaIt près de 8 millions

Au niveau du ministère de la Gouvernance locale, du développement et de l’aménagement de Yaya Abdoul Kane, le coupable tout désigné de cette situation est l’ex-coordonnateur de l’Ucg, Ibrahima Diagne. « On se demande même sur quelle base juridique, l’ex-coordonnateur de l’Ucg a signé des contrats avec les prestataires ? », s’interroge notre source, sur base d’un rapport d’audit qui a fouillé la gestion de l’Ucg. A en croire notre interlocuteur, l’ex-coordonnateur de l’Ucg n’a pas respecté «les règles élé- mentaires de gestion». A preuve, dit-il, il était ordonnateur de dépenses en même temps comptable. Pis encore, les comptes de l’Ucg étaient à son nom. Cerise sur le gâteau, il se payait un salaire mensuel de 8 millions de francs. Le rapport qui est l’origine de son éviction spectaculaire a mis à nu sa gestion opaque. « Tous les actes pris par Ibrahima Diagne sont nuls du point de vue de la loi puisqu’il n’en a pas les prérogatives. L’auditeur n’a même pas pu disposer des documents. L’Ucg, c’est une nébuleuse. Diagne payait à certains syndicats mensuellement un million et ce n’est pas fortuit que la grève soit entamée au lendemain de son limogeage», accuse notre interlocuteur.

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