ME AMADOU SALL AVERTIT LE JUGE «si la Justice ne rassure pas les sénégalais, ils se battront»

Dans cette bataille de procédure, notamment sur la constitution de partie civile de l’etat du sénégal, tous les moyens sont bons pour faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre. et, pour me amadou sall, si la justice ne rassure pas les sénégalais, ces derniers sortiront et sebattront. menace ouconstatprémonitoire !en attendant la décision du juge, les répliques des avocats de la défense ont été salées, aussi bien contre le procureur de la république que contre leurs confrères de la partie civile.

Après deux jours de plaidoiries sur la recevabilité ou non des constitutions de partie civile de l’Etat du Sénégal et de la mairie de Dakar dans ce procès de Khalifa Sall relatif à la caisse d’avance de la ville de Dakar, le président Lamotte a décidé de tourner la page de la première phase de cette bataille de procédures à la suite des répliques des diffé- rentes parties au procès. En attendant la décision du tribunal sur ce point, les débats vont se poursuivre, ce matin, avec d’autres exceptions attendues à la barre. Revenant sur la recevabilité de la constitution de partie civile de l’Etat du Sénégal, Me El Hadj Amadou Sall n’a pas manqué d’inviter le tribunal à donner au peuple des gages d’un procès équitable. Ce qui, d’après lui, passe par écarter la constitution de partie civile de l’Etat du Sénégal dans cette procédure. L’avocat en veut pour baromètre les forums de discussion sur le net où les séné- galais ont déjà livré le verdict de Khalifa. «Quoiqu’il arrive, il sera condamné. Les avocats ne sont là que pour faire valoir», rapporte Me Sall. Poursuivant, l’avocat estime également que son client Khalifa Sall a «la désagréable sensation qu’il est envoyé à l’échafaud». Or, son client, dit-il, doit comparaitre sans craintes en ayant la conviction que tout se passe normalement. Ce qui lui fait dire que la justice doit rassurer les Sénégalais qui suivent cette affaire. «Si la Justice ne rassure pas les Sénégalais, ils reviendront à nos anciennes croyances : la révolution. Et la révolution, c’est le combat à mort. On craint que Khalifa se présente aux élections, car c’est un adversaire sérieux. Mais si les gens ne sont pas rassurés, ils sortiront et se battront», explique Me Sall. Poursuivant, la robe noire est revenue sur la remarque de Me Samba Bitèye sur la métaphore de la marmite dont le contenu, dit-il, a tout simplement disparu sans que la marmite ne soit trouée. A cette remarque imagée du détournement de la caisse d’avance de la ville de Dakar, Me Amadou Sall de s’insurger : «Dans ce cas précis, la marmite ne bout pas, c’est son derrière qui s’enflamme», lance-t-il en Wolof. Des propos jugés «inappropriés» par le président Lamotte qui se désole de les entendre. Revenant à la charge, Me Sall minimise et estime qu’il n’y a rien de grave dans cette expression. Me Borso Pouye également n’a pas manqué de donner son appréciation sur la fameuse marmite. Selon l’avocate, il n’y avait rien dans cette marmite. Au contraire, relève-telle, l’Etat voulait y cuisiner Khalifa Sall, malheureusement pour lui, le maire de Dakar est assez grand pour contenir dans une marmite. De son côté, Me Samba Bitèye, dans ses répliques, n’a pas voulu entretenir un débat qu’il juge «vain» avec toutes les extrapolations dont la fameuse marmite a fait l’objet.

 

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