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EXIL DE KARIM WADE AU QATAR: Les cadres libéraux recadrent Seydou guèye

La sortie du porte-parole du gouvernement sur le séjour de Karim Wade au Qatar a mis les cadres libéraux dans tous leurs états. Ils s’indignent du refus du gouvernement de donner suite aux demandes des chefs religieux de libérer Karim Wade pour ensuite accéder à la sollicitation du Qatar. Les cadres libéraux persistent et signent que Karim Wade est «déporté» contrairement aux allégations de Seydou Guèye.

La polémique autour de l’exil forcé de Karim Wade au Qatar se poursuit de plus belle. Si les libéraux continuent de réclamer le retour, le gouvernement tente de rassurer que Wade fils est libre de tout mouvement. En effet, la sortie du porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye à ce propos suite au décès du Khalife général des mourides, remet au goût du jour la polémique. Car, Karim Wade justifie son absence aux funé- railles du Khalife général des mourides par le refus du gouvernement de Macky Sall. Pour la Fédération nationale des cadres libéraux (Fncl), Seydou Guèye a fait une sortie grotesque. «Les Sénégalais sont indignés de constater que le gouvernement n’accorde aucune importance aux demandes de nos chefs religieux qui n’ont eu de cesse de solliciter, trois ans durant, la libération de Karim Wade. Nous sommes donc surpris et étonnés d’apprendre, par le porte parole du gouvernement et porte-parole national de l’Apr, que l’exécutif s’est soumis automatiquement à l’exigence de l’émir du Qatar», déclarent les cadres libéraux. Pour eux, les péripéties de la grâce accordée à Karim Wade ainsi que les modalités de sa sortie de prison montrent à suffisance qu’il est déporté. «(…) Le peuple a vu en scène le président Macky Sall lui-même, le ministre de la Justice Sidiki Kaba, le ministre de la Justice et procureur général du Qatar, le directeur de l’Administration pénitentiaire ainsi que des véhicules de police banalisés encadrant Karim Wade pour ce qui n’est plus ni moins qu’une déportation . Tout le périmètre de l’aéroport était quadrillé, l’Internet coupé. Cela démontre à suffisance son absence de liberté de mouvement et l’exil forcé qui lui a été imposé. Oser dire le contraire, c’est verser dans la manipulation et le mensonge d’Etat», s’insurge le président des cadres libéraux, Dr Cheikh Tidiane Seck qui a été formellement nommé par Me Wade, président de la Fncl. «Un détenu qui sort librement et régulièrement de prison, quitte les liens de la détention aux heures ouvrables de l’administration pénitentiaire. Or, c’est dans la nuit que Karim est parti de Rebeuss, ce fameux 24 juin 2016. Si tant est qu’il avait le choix, en homme politique porteur d’ambition présidentielle, pourquoi ne voudrait-il pas sortir en héros, de plein jour, porté par ses partisans à travers les rues de Dakar ; aller à Touba et à d’autres lieux saints de toutes confessions confondues (…)», ajoutent les cadres libéraux. Selon Dr Seck, un détenu qui sort librement et régulièrement de prison ne quitte pas les liens de la détention par une porte dérobée, transporté par un véhicule de l’Administration pénitentiaire, accompagné du directeur de la prison et de ses gardes jusqu’au tarmac d’un aéroport.

LA FNCL DEMANDE AU PDS Et AUx DéMOCrAtES DE SE LEvEr POUr FAIrE FACE AU réGIME AUtOrItAIrE DE MACKY SALL

«Un homme, qui quitte librement et régulièrement son pays, ne se fait pas délivrer des documents de voyage par les services du ministère des Affaires étrangères, qui se déplacent spécialement et nuitamment pour la circonstance», estime les cadres libéraux. Bref, si Karim Wade n’est pas expulsé de son pays pour prendre le chemin d’un exil forcé, s’interrogent les cadres libéraux : « Pourquoi à ce jour, ceux qui soutiennent le contraire, n’ont pas été capable de produire un seul document officiel qui clarifie le débat ?». La Fédération nationale des cadres libéraux tient le régime de Macky Sall pour responsable de tout ce qui arriverait au pays si, toutefois, leur liberté de participer à la présidentielle de 2019 est entravée. «La Fncl demande au Pds et à tous les démocrates de se lever pour faire face à ce régime autoritaire. Depuis 2012 Macky Sall viole constamment les principes fondateurs de notre République. Il est tant que le peuple souverain reprenne la main», appellent les cadres libéraux.

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