LE CUSEMS MET A EXECUTION SES MENACES débrayage ce mercredi et grève totale jeudi

Le cusems exige le payement des indemnités de transport du bac et du bfem. pour inviter le gouvernement à mettre la main à la poche, abdoulaye ndoye et ses camarades ont décrété deux jours de grève. un débrayage ce mercredi et une grève totale le jeudi. a cet effet, le patron du cusems a invité les parents d’élèves à épouser leur cause pour une année scolaire paisible.

Les enseignants du moyensecondaire ont décidé de croiser le fer contre le gouvernement qui tarde à respecter ses engagements, notamment en ce qui concerne, le payement des indemnités du Bac. A cet effet, le secrétaire général du Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen-secondaire (Cusems) a décrété un mot d’ordre de 48 heures pour paralyser le système éducatif. En effet, les camarades d’Abdoulaye Ndoye vont observer un débrayage, ce mercredi, à partir de 10 heures, suivi d’une Assemblée générale le même jour. Un débrayage qui sera suivi d’une grève totale le lendemain (jeudi) dans tous les établissements du moyensecondaire du pays. Selon M. Ndoye, c’est avec le cœur meurtri que le Cusems a décidé de croiser les bras « devant un pouvoir qui fait la sourde oreille à leurs revendications». Pourtant, pendant deux ans, en 2016 et en 2017, pas même un débrayage n’a été observé par le syndicat des enseignants du moyen-secondaire. Pour autant, se désole-t-il, le gouvernement n’a pas profité de ce temps d’accalmie pour honorer ses engagements. Mieux, explique Abdoulaye Ndoye, le Cusems fidèle à sa démarche d’alerte, avait envoyé une lettre au Premier ministre avec ampliation au ministère de l’Education et au ministère de la Fonction publique avec tous les points susceptibles d’être à l’origine de conflits entre le Cusems et le gouvernement. Mais en vain. Ce n’est que par la suite qu’un préavis de grève a été déposé pour réclamer entre autres points, l’indemnité du Bac et du Bfem, l’alignement sur l’indemnité de logement, l’équité dans le système de rémunération, le respect des accords sur toutes les questions qui ont fait l’objet de négociation avec le gouvernement. Par exemple, la question liée à la carrière de l’enseignant (l’avancement, la retraite) etc. Sur ce point, le patron du Cusems juge catastrophique la pension de retraite de cent mille francs allouée à un professeur contractuel après avoir enseigné pendant plus de trente ans. Ce qui lui fait dire que la carrière des enseignants est plombée. S’y ajoute, le blocage du prêt Dmc alors que le crédit est disponible. En plus de la ponction des salaires du mois de novembre dernier. Même si le gouvernement a feint qu’il s’agit d’erreurs, la restitution de ces ponctions, fait remarquer M. Ndoye comporte également des erreurs. Toutes choses qui lui font dire que l’école n’est pas la priorité du gouvernement. Il en veut pour preuve, les efforts consentis par le président Ouattara pour doubler les salaires de tous les agents de la santé et de l’éducation de son pays. Au Rwanda également, dit-il, les enseignants quittent le privé pour regagner le public. Ce qui est loin d’être le cas au Sénégal. Or, les salaires, révèlet-il, ne dépassent pas 35% des recettes nationales. Mieux, les salaires des enseignants, ajoute-t-il, est de 12% de la masse salariale. Le patron du Cusems condamne aussi, ce qu’il considère comme une absence «d’équité et de justice sociale». A l’en croire, les enseignants payent l’impôt plus cher que les députés qui ne déboursent que 1500 francs, au même moment, les grandes entreprises sont exonérées d’impôts. «Si on peut donner cinq cent mille francs à l’épouse d’un ambassadeur qui ne travaille pas, on doit pouvoir payer les salaires des enseignants», renchérit M. Ndoye qui rappelle que le gouvernement en optant pour la rupture, devrait s’acquitter des frais de transport des enseignants dès le mois d’octobre. C’est pourquoi, le Cusems a décidé de se faire entendre et invite les parents d’élèves à défendre leur cause pour exiger du gouvernement le paiement intégral de leurs indemnités pour une année scolaire apaisée. Dans la foulée, il ne manque pas de jeter une pierre dans le jardin de certaines associations promptes à jeter l’anathème sur les enseignants alors qu’ils réclament leurs droits, qui plus est, ont fait montre de patriotisme pendant deux ans.

 

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